"Les Gueules cassées"

"Echo des conférences et colloques impliquant nos membres" 

 

«  Maurice Genevoix : la mort de près »

Comité d’histoire du Service de santé des armées au Val-de-Grâce

Paris – 1 place A. Laveran (séance du 10 mars 2015)

 

En la présence fidèle de notre président Alain Bilot, le Pr Maurice Bazot a évoqué la question de la mort dans l’œuvre du plus grand témoin de la Grande Guerre que fut Maurice Genevoix.

La mort est évidemment présente dans son œuvre de témoin de la guerre (Ceux de 14, La mort de près) et dans tous les  interviews qu’il a pu donner.

Mais de façon plus étonnante au premier abord, on la retrouve, aussi prégnante, dans l’intégralité de son œuvre romanesque (Raboliot, la dernière Harde, la forêt perdue, etc.).

Le conférencier a proposé quelques clés pour comprendre pourquoi Genevoix, qui avait tout pour devenir un blessé psychique, est devenu le grand écrivain que l’on connaît. Parmi celles-ci, une forte capacité de résilience acquise dans l’enfance et une auto thérapeutique par la transcendance de l’écriture.

Le propos du conférencier était étayé par des citations extraites de ses lectures et sur un montage PowerPoint largement illustré et ponctué de deux extraits d’interviews (de Genevoix et de sa fille Sylvie).

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 « Une armée qui soigne :
le Service de santé aux armées durant la Grande Guerre »  
 (Paris, 4 et 5 février 2015)

 

Au cours de ce colloque qui a réuni des conférenciers civils et militaires de toute discipline, furent abordés successivement la débâcle sanitaire des premiers mois de la guerre et son ampleur dramatique, puis les progrès logistiques et techniques réalisés peu à peu, en particulier dans le domaine de la radiologie, de la chirurgie réparatrice, de la transfusion et de l’asepsie. Tous les domaines de cette guerre mondiale furent abordés, de l’hygiène aux débuts de l’aviation sanitaire, de l’implication de la Marine au rôle de la « coloniale », etc.

Organisateur de ce colloque avec l’association des amis du musée qu’il a présidé 20 ans, le Pr. Bazot a présenté une communication sur la vie dans les tranchées et  exposé au terme de ces journées ses conclusions, déclinant les rôles respectifs des historiens et des « passeurs d’histoire ».  La très nombreuse assistance se retrouvait  à l’issue dans la salle capitulaire de l’ex abbaye royale autour d’un somptueux buffet offert par la Direction centrale du Service. S’y côtoyaient personnalités civiles et militaires – des infirmiers aux plus hautes autorités-  académiciens, attachés d’ambassade, etc.… Les nombreux échos recueillis à l’issue témoignent de l’intérêt suscité par cette réunion de caractère historique et scientifique.

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Comité d’histoire du Service de santé des armées au Val-de-Grâce

– Paris – 1 place A. Laveran (séance du 10 décembre 2014)

 

Le Pr. Maurice Bazot a présenté une communication ayant pour thème « L'Assistance médicale gratuite au cours de la guerre d'Algérie ». Le président Alain Bilot lui avait fait l’honneur et l’amitié de sa présence.

L’œuvre humanitaire du Service de santé des armées Outre-mer est tout aussi méconnue qu’importante,  voire considérable si l’on considère l’apport de la  médecine militaire coloniale française. Dans la période contemporaine, le service de santé des armées (SSA) n’intervient dans le monde qu’à l’occasion des grandes catastrophes, des épidémies et des opérations militaires extérieures (OPEX). Si dans ce dernier contexte, le soutien des Forces armées est une priorité, des soins sont systématiquement accordés aux populations locales. Le conférencier avait choisi d’éclairer par une série de témoignages une période particulière : celle de l’implication du Service de santé dans l’assistance médicale gratuite (AMG) au profit de la population autochtone, sur un territoire français jusqu’en 1962 : l’Algérie, lors « des évènements ».

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Gueules Cassées, un nouveau visage »

(Paris - 17 et 18 octobre 2014)

 

Parler de  « Gueules Cassées », c’est d’abord évoquer les blessés de la face de la Première Guerre mondiale. Pourtant toutes les guerres ont laissé et laissent derrière elles de nouvelles « gueules cassées », physiques et psychologiques. Actuellement les opérations militaires extérieures  (onze en cours)  ont pris le relais. C’est pour tous ces blessés  que l’Union des Blessés de la Face et de la Tête  (UFTB) et la Fondation des « Gueules Cassées » ont organisé un rendez-vous exceptionnel sous le haut patronage du Président de la République. (L’UBFT a en effet étendu ses soutiens aux traumatisés psychiques, atteints de psycho syndrome post traumatiques, « ces blessures invisibles »).

Le colloque international « Gueules Cassées, un nouveau visage »

(Cf. internet) s’est tenu à l’Ecole Militaire à Paris en présence de près de quatre cents participants. Notre collègue Jean-Christophe Rufin avait bien voulu répondre favorablement à l’invitation de notre chancelier, malgré l’importance et la variété des tâches et des sollicitations dont il est l’objet. Parrain du colloque, il a gratifié l’assistance d’un brillant et chaleureux propos liminaire.

Ce colloque comportait quatre sessions :  la première était consacrée au passé (« Histoires d'hommes - histoires d'institutions »), la seconde à l’ « Essor de la chirurgie maxillo-faciale » 

Dans ce cadre il faut souligner la remarquable intervention du Pr. Bernard Devauchelle, auteur de la première greffe du visage, une première mondiale.

Le Pr Maurice Bazot avait été chargé de l’organisation et de la modération des sessions 3 et 4, « Souffrance et psychologie du soldat et de l'ancien combattant » et « Expertise et réparation ».

Projeté lors du colloque, le film  « Gueules Cassées, un nouveau visage » est accessible sur internet (You tube). Après un intéressant rappel historique, il évoque les missions et les réalisations actuelles de l’UBFT et de la Fondation.

 
Dernière modification : 07/05/2015
 
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