PERSONNALITÉS "R-S"

Benjamin Rabier

Jean Rameau

Patrick Raynal

Mado Robin

Désiré Raoul-Rochette dit Raoul Rochette

Maurice Rollinat

Vincent Rotinat

Paul Rue

George Sand (Amantine, Aurore, Lucille Dupin)

Jules Sandeau

Jean-Charles Sournia

Paul Surtel



 

Benjamin Rabier

Son père est Compagnon menuisier, originaire de la région de Valençay. Le hasard de son Tour de France le mène en Vendée, c’est à La Roche-sur-Yon que le jeune Benjamin voit le jour le 30 décembre 1864. Benjamin Rabier commence tôt  à travailler, il est employé à la Caisse des Dépots et Comptes courants, travail peu enrichissant à tout point de vue ! Le dessin reste sa grande passion, il passe ses loisirs à se perfectionner et à imiter les maîtres de la caricature.

Grâce à l’appui d’un copain de régiment, le caporal Poiré (devenu plus tard Caran d'Ache, plusieurs revues françaises commencent à publier ses dessins (La Chronique Amusante, Gil Blas Illustré), mais aussi en Grande-Bretagne et aux États-Unis où il a plus de succès. Il est finalement publié régulièrement dans Le Rire et Pêle-Mêle, ce qui lui permettra de sortir ses premiers albums, notamment Tintin Lutin, titre dont Hergé s’inspira quelques années plus tard. Au début du XXe siècle, Benjamin Rabier s’impose comme un auteur à succès, comme en témoignent ses publications dans l'Assiette au Beurre ou le Chat Noir. Il se lance aussi dans l’édition pour enfants, en publiant un journal, Histoire comique et Naturelle des Animaux (1907-1908). Malgré ces succès, il gardera jusqu’en 1910 son travail aux Halles.

Benjamin Rabier écrit aussi de nombreuses pièces de théâtre (comme Ma veuve s’amuse en collaboration avec José de Bérys); il se lance, à partir de 1916, dans le dessin animé et est sollicité pour « faire de la réclame » ses animaux, parce qu’ils amusent, peuvent faire vendre n’importe quel produit : le bouillon Maggi, la cartouche Gévelot et la très célèbre Vache qui Rit… celle-ci est née de la rencontre , au service militaire avec le fils du célèbre fromager Léon Bel, la consécration lui viendra de « Gédéon » petit canard au long cou disgracieux  et mal aimé de sa famille. Benjamin Rabier est mort à Faverolles dans l’Indre le 10 octobre 1939.

 

Jean Rameau

Né le 11 mars 1852 à La Celle-Bruyère (Cher), il apprend le métier de sabotier et installe son échoppe au 43 rue Mirabeau à Bourges. Il joue de la cornemuse et compose poésies et chansons. Plus tard, il monte à Paris et décide de tenter sa chance comme  poète chansonnier, son but étant de mieux faire connaître le pays berrichon ; il voyage et rencontre Théodore Botrel. Vers 1928 il commence à éditer des cartes postales à la gloire du pays du Berry, plus de 300 scènes illustrant la vie quotidienne présentée par quelques lignes de poésie. Il termine sa vie à Pouligny-Saint-Pierre, le 24 avril 1931.

 

Patrick Raynal

De son vrai nom Bernard Giraud est né à Vierzon le 29 mai 1926 et grandit dans une famille modeste. Enfant espiègle, il comprend vite que la plus grande liberté dans la vie est celle de l'esprit. Après la guerre de 1939-1945, il décide à 20 ans de mener  une carrière d'artiste de music-hall, de comique-paysan, fier de son terroir.  C'est à l'armée qu'il avait débuté en imitant Charles Trenet, les conscrits le nommaient « le fou chantant Vierzonnais ». Amuseur-né, il avait inventé le personnage de Berlodiot, caricature de l'habitant du Berry profond, avec son accent qui ne l'avait jamais quitté. « Il monte à Paris tenter sa chance » et c'est le début d'une belle carrière qui durera 50 ans. Il se produira dans les grands cabarets parisiens : le Caveau de la République à l'esprit libertaire, lieu mythique qui a lancé beaucoup d'humoristes et d'imitateurs. Pierre Dac, Sim, Francis Blanche deviendront ses amis. Patrick Raynal aidera des chanteurs à démarrer leur carrière comme Enrico Macias ou Patrick Sebastien. La consécration arriva avec Bobino et l'Olympia où Patrick fréquenta Jacques Brel, Georges Chelon et Henri Salvador. Au cinéma, il tourna dans « Babette s'en va-t-en guerre » avec Brigitte Bardot et Roger Vadim, « Le Magot de Josepha » avec Anna Magnani, Bourvil, Pierre Brasseur, Christian  Marin et Henri Virlogeux, « Le journal d'une femme en blanc » avec Marie-José Nat, « Les grandes familles » de Denis de la Patellière avec Jean Gabin et Pierre Brasseur. Il  sera nommé au grade de Chevalier des Arts et  des Lettres. Patrick Raynal est décédé le 1er mai 2010 à Paray-le-Monial.

Source : www.patrick-raynal.fr

 

Mado Robin

Madeleine Marie  Robin, dite Mado Robin est née  le 29 décembre 1918  à Yzeures-sur-Creuse près de  Tournon-Saint- Pierre . Ses capacités vocales sont très tôt  remarquées par le célèbre baryton Italien Titta Ruffo. En 1937, elle remporte le premier Prix du Concours des sopranos de l’Opéra de Paris. En 1942, elle donne un récital salle Gaveau à Paris. Dès lors, elle mène une grande carrière internationale,  atteignant la note la plus aiguë jamais chantée, le contre-contre Ré, 2320 vibrations à la seconde. L’ampleur, la tessiture et l’expressivité de sa voix font merveille à travers le monde. Ses plus fameuses interprétations sont Gilda de Rigoletto, Lucia di Lammermoor, Violetta dans la Traviata, Olympia dans les Contes d’Hoffmann et  Lakmé. Inoubliable soprano

colorature du XX e siècle,  elle ne dédaigne cependant pas de chanter sur les scènes de province. C’est ainsi qu’amie de Jean-Louis  Boncoeur, elle  donne un récital au théâtre de La Châtre en 1952.  Mado Robin décède le 10 décembre 1960 en pleine gloire à 41 ans, juste avant d’interpréter la 1.500 e représentation de Lakmé à l’Opéra Comique. 

 

Désiré-Raoul Rochette, dit Raoul-Rochette

Fils d’un médecin de campagne, Désiré Raoul Rochette voit le jour le 9 mars 1789 à Saint-Amand-Montrond (18). Après avoir fait ses études à Bourges, il devient attaché comme professeur d’histoire au lycée Louis le Grand, puis en 1815 suppléant de François Guizot dans la chaire d’histoire  moderne de la faculté de lettres. Deux ans auparavant, l’Académie des Inscriptions lui avait décerné un prix pour son « Histoire critique des colonies grecques ».

En considérant l’ensemble de son œuvre de la première moitié du XIXe siècle,  Désiré-Raoul Rochette est reconnu en France comme le représentant le plus autorisé de l’archéologie classique. Il est nommé en 1815 maître de conférences à l’Ecole normale, l’année suivante il est admis à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, il est nommé conservateur du cabinet des médailles. En 1838 il est élu membre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient l’année suivante secrétaire perpétuel.

Le couple Rochette/Houdon aura une fille  Joséphine qui épousera Luigi Calamatta, leur fille Lina épousera Maurice Dudevant le fils de George Sand.

Désiré-Raoul Rochette s’éteint à Paris le 5 juillet 1854.

 

Maurice Rollinat

Né le 29 décembre 1846 à Châteauroux, il fait des études au lycée de la ville et est bachelier ès lettre à Poitiers ; il suit des cours de droit à Paris et fréquente les cabarets du quartier Latin. Après avoir été clerc de notaire à Châteauroux et Issoudun, il retourne à Paris et devient employé à la mairie du VIIe arrondissement de 1872 à 1880. Régulièrement, il revient séjourner dans la vallée de la Creuse où il puise une grande partie de l’inspiration de son recueil de poésies "Dans  les Brandes". En 1878, il participe à la création du Club des Hydropathes, dans un café de la rive gauche où se rencontre Charles Cros, Alphonse Allais et Paul Verlaine. Présenté par Sarah Bernhardt, il devient avec ses vers mis en musique et chanté par lui même la vedette du cabaret Le Chat Noir. Il s’installe à Fresselines (Creuse) où il écrit et pêche à la ligne ; ce village devient un foyer artistique où il reçoit ses amis peintres et ses amis écrivains. Il  meurt à Ivry sur Seine, le 26 octobre 1903.

 

Vincent Rotinat

Vincent Rotinat,  est né le 10 juillet 1888 à Briantes (Indre) dans une famille de petits cultivateurs. Il fait  ses études à La Châtre  (Indre) puis à l’École Normale de Châteauroux.

Sa brillante conduite sur le front lui vaut de terminer la Grande Guerre avec cinq citations, la Croix de guerre, la Légion d’Honneur et le grade de capitaine.

Instituteur, puis professeur au collège de la Châtre, il est élu député radical de l'Indre en 1936, après avoir échoué de justesse en 1932. Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, mais ses articles de presse expriment des critiques à peine voilées sur la disparition du régime républicain et le déchaînement des rancunes partisanes. À partir de décembre 1940, il se tait et cultive son jardin de Briantes.

En 1945, il est réélu conseiller général du canton de Neuvy-Saint-Sépulchre et devient vice président du Conseil général. Il en est le président de 1951 à 1975. Il est élu sénateur en 1946 et conserve son siège jusqu'en 1971. Il est président de la commission de la Défense de 1951 à 1968. Il est aussi maire de Briantes de 1953 à 1973. Il fut élevé au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur.

Il décède  le 14 mars 1975 à La Châtre.

 

Paul Rue

Paul Rue est né le 8 octobre 1866 à Châteauroux ; son grand-père Joseph  a été Maire de Châteauroux en 1848. Après le décès de son père, sa mère se remarie  avec Charles Nigond et met au monde Gabriel, le futur écrivain et poète qui sera ainsi son demi-frère. Paul fait ses études à Châteauroux, mais il aime surtout la campagne, en particulier la région de Tendu, son fief paternel. Ce n’est qu’à l’âge de quarante ans qu’il se met à la peinture. En 1913, il devient membre de la Société des artistes français. Tout en ayant obtenu une médaille au Salon de 1916, il préfère exposer dans le Berry ; ses sujets favoris sont les paysages campagnards de la Creuse  du Bas-Berry et de la région de Châteauroux ainsi que les travailleurs de la terre et les bûcherons. Très influencé par l’œuvre de Fernand Maillaud, le givre, la brume, la neige, les atmosphères mélancoliques inspirent l’œuvre de Paul Rue. Il sera tout naturellement l’illustrateur des « Contes de la Limousine » de son demi-frère Gabriel Nigond. Il bénéficiera d’une belle notoriété. Maire de Saint-Martin-de-Lamps  durant seize ans,  il s’installera dans une propriété au Poinçonnet où il s’éteindra le 26 mai 1954.

 

George Sand (Amantine, Aurore, Lucille Dupin)

Née à Paris le 1er juillet 1804, son père Maurice Dupin est le petit fils du Maréchal Maurice de Saxe. Après le décès accidentel de son père, Aurore est élevée à Nohant par sa grand-mère paternelle. Auprès de  François Deschartres son précepteur, elle reçoit une éducation soignée : en 1817 elle entre en pension au couvent des Dames  Anglaises à Paris. En 1821, Madame Dupin de Francueil s’éteint  faisant de sa petite fille son unique héritière, Aurore à 17 ans. L’année suivante, elle épouse le Baron François Dudevant dit Casimir, il est de neuf ans son aîné ; malgré la naissance de deux enfants, Maurice et Solange, ce mariage tourne à l’échec. Après sa rencontre avec Jules Sandeau (1830), elle quitte Nohant et son mari pour conquérir sa liberté par le travail ; elle devient écrivain. Un premier roman voit le jour ;  Rose et Blanche, cosigné avec Jules Sandeau (J.Sand). Indiana paraît en 1832 signé George Sand, c’est le début d’une exceptionnelle carrière. George Sand publie environ quatre vingt romans, des nouvelles, écrit de nombreuses pièces de théâtre, fonde plusieurs journaux et revues, écrit plus de trente mille lettres. Son œuvre est souvent le reflet de son engagement républicain. Elle meurt dans sa gentilhommière de Nohant le 8 juin 1876.

 

Jules Sandeau

Fils d'un receveur des impôts, Jules Sandeau est né le 19 février 1811 à Aubusson dans la Creuse. Il fait ses études à Bourges puis se lance à Paris sans grande conviction dans des études de droit. En 1830 son père est en poste à La Châtre (Indre)) à quelques kilomètres de Nohant : c’est là qu’il rencontre Aurore Dudevant, la future George Sand avec laquelle il engage une liaison et écrit un roman, Rose et Blanche, ou la Comédienne et la religieuse, qui paraît en 1831 sous le nom de Jules Sand. Ce nom, Aurore Dudevant le gardera en changeant le prénom de Jules en George. En 1854, Jules Sandeau devient Conservateur à la bibliothèque Mazarine. Elu membre de l’Académie française en 1858, il est le premier romancier à être Académicien. Il est l'auteur d'une cinquantaine de romans et de pièces de théâtre. Jules Sandeau s’est éteint à Paris le 24 avril 1883.

 

 

Jean-Charles Sournia  (1917 – 2000)

Né à Bourges, professeur agrégé de pathologie chirurgicale, J-C Sournia exerça en Syrie puis à Rennes. Il mit un terme à ses activités techniques en 1969 pour embrasser une carrière de santé publique et de médecine sociale. Il occupa des postes prestigieux, en particulier celui de directeur général de la Santé au ministère de la Santé, de président du Conseil supérieur d'hygiène publique en France, de président du Haut Comité d'études et d'information sur l'alcoolisme et du Club européen de la santé.

Son œuvre, monumentale, comporte de nombreux livres consacrés à une réflexion sur la pratique médicale et à l'histoire, histoire générale et histoire de la médecine, ce qui lui donna en ce dernier domaine une notoriété internationale. Grand spécialiste en lexicologie, il fut un ardent défenseur de la francophonie médicale et scientifique. Auteur de plusieurs dictionnaires spécialisés, il prit trois ans avant sa mort la direction d’un ouvrage ambitieux, le dictionnaire de l'Académie nationale de médecine  dont il était membre titulaire.

Homme cultivé et érudit, grand humaniste, il avait créé une collection intitulée «culture et profession de santé», montrant par là qu'il ne saurait être de bonne médecine sans une connaissance approfondie de la société dans laquelle on exerce.

 

Paul Surtel

Vigneron et peintre appartenant à l'Ecole provençale, Paul Surtel est né à Reuilly, le 30 septembre 1893.

Sensibilisé à la peinture par Fernand Maillaud (un ami de son père) sur les bords de l'Arnon, il fréquenta l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris puis, fasciné par la nature et -plus encore- par la lumière méridionale, il brossera de nombreux paysages de Provence, du Quercy, d'Algérie… Il exposera à Cannes, Lyon, Oran, Alger…

Après avoir vécu deux ans dans le Tarn et Garonne, trois ans à Orange puis à Carpentras, ce peintre berrichon qui a su habilement restituer la palette des couleurs méditerranéennes et sculpta un buste en plâtre de Philippe Hériat, Paul Surtel est également l'auteur du buste de Maurice Rollinat visible devant sa maison de Fresselines (Creuse) il décédera en 1985.


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Dernière modification : 04/11/2021
 
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