PERSONNALITÉS "T--V"

Jacques Tati

Joseph Thibault

Géofroy Tory

Louis-Laurian Touraine

Jenny de Vasson

Just Veillat

Placide Verdot

​Raymonde Vincent

Evariste-Vital Luminais

 


 

Jacques Tati

Jacques Tati, né Jacques Tatischeff le 09 octobre 1907 au Pecq dans les Yvelines, 
paraît avoir été un écolier médiocre. Abandonnant  ses études à 16 ans, il entre comme apprenti dans l'entreprise familiale où il est formé par son grand-père. En 1927-1928, il effectue son service militaire.Quittant le métier d'encadreur pour celui du Music-hall, il est engagé par le Théâtre-Michel en 1936 à l’ABC dans la revue dirigée par la chanteuse Marie Dubas. Parallèlement, il obtient quelques rôles au cinéma : Oscar, champion de tennis, On demande une brute, Gai dimanche, Soigne ton gauche. Mobilisé en septembre 1939, il participe en mai 1940 à la bataille sur la Meuse. Pendant la débâcle en 1943, Jacques Tati se réfugie non loin du village de Sainte- Sévère dans l’Indre. Tombé sous le charme de cette région et de ses habitants, Jacques Tati promet d’y revenir après la guerre. Il réalise en 1946 un court métrage intitulé L’Ecole des facteurs, puis comme promis débute le 14 mai 1947 à Sainte- Sévère le tournage de son  premier long métrage : Jour de Fête qui l’immortalisera. Ce film fameux fut tourné avec seulement cinq comédiens professionnels et une armada de figurants issus du village de Sainte- Sévère où la mémoire de Jacques Tati est très présente aujourd’hui. En 2009 y fut inaugurée la Maison TATI  soutenue par un festival de courts métrages. Il produisit Les vacances de M. Hulot en 1953, Mon Oncle en 1958, Playtime en 1967, Trafic en 1971, Parade en 1974. Jacques Tati incarne le renouveau du burlesque français. Ses films sont presque muets car il traite les voix au plus proche de la perception quotidienne, c'est-à-dire entourées, parasitées, ou recouvertes. Il reçut un CESAR du cinéma pour l’ensemble de son œuvre en 1977. Jacques Tati est mort à Paris le 4 novembre 1982.

 

Joseph Thibault

Né le 19 mai 1880, sa famille est originaire de l’Indre. Il fait ses études au lycée de Châteauroux et après quelques stages chez divers notaires, se dirige vers des études de commissaire-priseur, profession qu’il exerce toute sa vie. Il collectionne livres et archives sur tout  ce qui se rapporte au Berry. Il fonde la « Bibliothèque brennouse » et en devient le directeur ; il est lui-même auteur de « Un jour en Brenne » et « Poètes brennous ».  Il est mort à Tours le 26 février 1980.

 

Géofroy Tory

Imprimeur-libraire et humaniste, Géofroy Tory est né à Bourges vers 1480, il est le créateur des caractères d'imprimerie propres à la transcription du français.

Après une première formation à l’Université de Bourges, il s’installa à Paris vers 1507. Là, il devint régent de plusieurs Collèges de l’université (Collège du Plessis, puis Collège de Bourgogne en 1512, enfin Collège de Coqueret), où il enseignait la grammaire et la philosophie. Il fit publier chez d’importants libraires du Quartier latin tels Henri Estienne ou Gilles de Gourmont la traduction de plusieurs textes antiques et modernes à destination des étudiants, dont la première édition française du traité d’architecture de Léon Battista Alberti.

Après un long séjour en Italie (vers 1518-1521), et notamment à Rome, il s’installa de nouveau à Paris comme libraire, à l’enseigne du « Pot cassé ». Ses premiers ouvrages furent des livres d’heures illustrés tantôt « à l’antique » tantôt « à la moderne » (à la franco-flamande), qu’il fit imprimer chez des confrères, sans doute faute d’argent. Pour les Heures de 1525 imprimées par Simon de Colines, il obtint du roi François 1er le premier privilège connu pour une œuvre graphique. Géofroy Tory mourut en 1533, peut-être de la peste qui sévissait alors à Paris.

 

Louis-Laurian Touraine

Louis-Laurian Touraine voit le jour à Pouligny-Saint-Pierre dans l’Indre en 1870 où ses parents sont artisans et agriculteurs. Il entre à l’Ecole normale d’instituteurs de Châteauroux et son diplôme en poche, il obtient son premier poste à La Berthenoux (petite commune du canton de La Châtre). Avant la Première guerre mondiale il obtient un poste à Châteauroux qu’il ne quittera plus jusqu’à la retraite en 1830. Passionné et spécialiste de botanique, il étudie surtout les espèces végétales d’importation étrangère.

Mais Louis-Laurian Touraine est surtout connu pour avoir été un des meilleurs folkloristes du Berry dans différents journaux comme « Le Réveil de La Gaule », « Le Gargaillou ». Il publie ses contes, poèmes et descriptions des coutumes berrichonnes. Avec la complicité d’Emile Barbillat (instituteur comme lui et excellent musicien) il collecte les airs et chants du Berry. En 1930, les deux compères publient leur chef-d’œuvre en cinq volumes « Chansons populaires dans le Bas-Berri », illustrés par des artistes du cru comme Bernard Naudin, Jean Baffier, Louis Moreau, Paul Rue et bien d’autres. Louis-Laurian Touraine s’improvise luthier en mettant au point un nouvel instrument, la vielle basse, (qui semble t-il fut détruite lors de l’incendie de la maison des « Gâs du Berry » en 1996). Louis- Laurian  Touraine est décédé le 4 janvier 1957 à Châteauroux.

 

Jenny de Vasson

Née le 23 août 1872 à La Châtre, sa mère lui donne une éducation soignée, lui enseigne la littérature, la philosophie,  l’histoire et la musique. Mais sa passion est la photographie qu’elle découvre en 1899, son œuvre est immense par sa qualité et sa quantité. Tous les sujets l’intéressent : le Berry, ses monuments, ses paysages, ses paysans et ses voyages sont autant de reportages. Elle décède dans sa propriété l’abbaye de Varennes, commune de Fougerolles (Indre) le 15 février 1920.

 

Just Veillat

Pierre, François, Adolphe, Just Veillat est né à Châteauroux le 7 mars 1813. Il fait des études souvent interrompues par une  santé fragile ; pendant ces périodes de repos forcé, il s’adonne au dessin. Toujours pour raison de santé, il séjourne au soleil de l’Italie et commence à peindre la campagne romaine. De retour à Paris, il étudie avec Louis Cabat, Devéria et Jules Dupré. A partir de 1835, il expose au Salon des paysages du Berry, notamment « Le moulin de Mousseaux », « Vue des environs de Déols » et « Le gué sur la Bouzanne ». En 1847, Just Veillat revient habiter sa maison natale à Châteauroux ; il fonde un journal conservateur « Le Représentant de l'Indre » et a pendant quelque temps Charles Baudelaire comme rédacteur en chef. Egalement romancier, il publie « Denise de Déols » en feuilleton dans son journal : suivront « Les Huguenots d’Issoudun », « La dame de La Motte Feuilly », « Aliénor d’Aquitaine », « La Vendée de Palluau »  puis un roman religieux « Pieuses légendes en Berry ». Just Veillat crée en 1863, à partir de sa collection personnelle, le musée de Châteauroux dont il sera le premier Conservateur. Il s’éteint à Mantes le 13 mai 1866.

 

Placide Verdot

Seul photographe ayant pignon sur rue à Châteauroux naquît le 23 mars 1827. Il était peintre en bâtiment, mais passionné par la photographie, art en devenir il apprend la technique photographique. Placide Verdot est surtout connu pour avoir réalisé vers 1870 de  nombreux clichés de George Sand, de sa famille  et du château de Nohant. Il s’éteint à Châteauroux le 7 février 1889.

 

Le Sergent Vénail

Héros de Fachoda : Ernest-Henri Venail est né en 1867 à Châteauroux ; il appartient à « l’intelligentsia » ouvrière puisque son père, Henri est compositeure n imprimerie : on sait lire et écrire dans cette famille. Ernest-Henri Venail s’engage dans l’infanterie de marine pour, dit-il, voir du pays. Il participe à de périlleuses missions en Afrique notamment celles sous les commandements du Capitaine Marchand avec lequel il se heurta souvent et du Commandant Monteil. De par son courage il se forge une véritable notoriété. Il terminera sa carrière militaire avec le grade de Capitaine. Retiré en famille dans sa ville natale, il meurt en 1923. Une rue de Châteauroux porte son nom.

*La crise de Fachoda  est un incident diplomatique sérieux qui opposa la France au Royaume-Uni en 1898 dans le poste militaire avancé de Fachoda au Soudan. Son retentissement a été d’autant plus important que ces pays étaient alors agités par de forts courants nationalistes.

 

Raymonde Vincent

Née le 23 septembre 1908 à Villours commune d’Argy (Indre) elle fait  des études  élémentaires ; elle va travailler aux « 100 000 chemises » puis part à Paris à l’âge de 17 ans. Elle fréquente les ateliers de peintre et  leur sert de modèle. Elle devient l’épouse de Albert Béguin, grand critique et essayiste , part avec lui en Allemagne et commence à écrire. En 1937, elle publie « Campagne »  et obtient le prix  Fémina. Après la publication de neuf romans, elle revient en Berry et s’installe à Saint- Chartier (Indre) où elle termine sa vie le 5 janvier 1985.

 

Evariste-Vital Luminais

Né au sein d’une famille de parlementaires et d’hommes de loi à Nantes le 13 octobre 1821, Evariste Luminais est élève de Léon Cognet, peintre d’histoire et portraitiste, son véritable maître étant le fameux peintre paysagiste et animalier Constant Troyon. Classé trop vite parmi les artistes « Pompiers », donc décadent, Luminais laisse une œuvre d’une grande maîtrise dont la toile « Les Enervés de Jumièges »de 1880 et des tableaux historiques évoquant les Gaulois aux longues tresses blondes et casque ailé, chers à la IIIème République. Pendant près de quarante ans, il séjourne en Berry dans le « pays des mille étangs » en Brenne, attiré par deux amis amoureux comme lui du Berry. Son atelier d’été se trouve au lieu-dit « la Petite-Mer-Rouge » à Douadic ( Indre). Son goût de la nature et sa passion de la chasse vont s’illustrer dans de nombreuses toiles « berrichonnes » aux titres tels que «  L’hallali, souvenir de chasse en Brenne », « Les deux gardiens » etc…Décédé à Paris en 1896, Evariste-Vital Luminais repose dans le petit cimetière de Douadic.

 

Laure COUTAN-MONTORGUEIL

Qui se souvient aujourd'hui de la statuaire Laure COUTAN-MONTORGUEIL

Jeune fille pauvre née MARTIN à Dun-le-Roi, juste en face de la Collégiale le 29 octobre 1855, fille de Martin MARTIN et de Catherine Joséphine GION ?
Ses parents de modeste condition, étaient surement loin d'imaginer que l'enfant vagabonde et libre rencontrerait un jour la gloire de ses contemporains. A l'époque Dun exploite ses minières de fer et ses carrières de pierre, qu'on transporte par péniches vers les hauts-fourneaux et les fours à chaux de Montluçon. En février 1862, elle a 7 ans et découvre dans la Collégiale les peintures du curé de l'époque l'abbé CARRE de BUSSEROLLES. Puis c'est l'envol vers Bourges entre 1872 et 1876, avant d'aller chercher bonne fortune à Paris !
La belle histoire de la future statuaire peut commencer ... Seul témoignage subsistant encore de cette artiste reconnue, la statue donnée selon son souhait à la ville de Dun par son second mari Georges MONTGORGUEIL en février 1923, qui sera érigée dans le square Auguste MARIE, qu'on peut encore voir aujourd'hui !
A son décès, en son domicile parisien rue Victor MASSE le 14 novembre 1915 à 60 ans, la cérémonie de ses obsèques en l'église de La Trinité est suivie par une foule d'artistes, précédant son inhumation au cimetière de Montparnasse. Membre du Jury des prix Femina pour la section des Beaux-Arts, elle venait de recevoir le prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs.

 

 

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A suivre...

 
Dernière modification : 04/11/2021
 
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