Académie du Berry

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PERSONNALITES DU BERRY



Ces présentations de nombreuses  personnalités  d’horizons divers  qui ont honoré le Berry  résultent de travaux d’érudition et de synthèse  menés à bien par M. Michel Delaume, Membre de l’Académie du Berry , concepteur et administrateur de ce site.

Qu’il en soit vivement remercié !

                                                            Le Haut-Conseil de l’Académie du Berry. 


Raoul Adam


Né à La Châtre (Indre) le 22 juillet 1891, après des études à Paris, il suit les cours des Arts décoratifs. Il fréquente les ateliers de Cormon et de Gustave Colin. La vallée de la Creuse inspire ses premiers tableaux berrichons. Il s’installe dans la Vallée noire dont  il peint  les paysages et la vie des campagnes. Il fait construire un atelier à Nohant où il s’éteint le 12 octobre 1948.


Stéphane Ajasson de Grandsagne

Né à La Châtre (36) le 20 juillet 1802, son père le comte François Ajasson de Grandsagne est ancien capitaine d’artillerie. Passionné d’Histoire naturelle, il est l’élève de Cuvier au Muséum d’Histoire naturelle et devient son collaborateur. Stéphane entretient d’étroites relations avec Aurore Dupin (future George Sand) qui se poursuivent lorsqu’elle est Baronne Dudevant ; certains biographes attribuent à Stéphane la paternité de Solange, fille de George Sand.


Louis d’Ars

Né à Ars*, près de La Châtre, vers 1465, le jeune Louis d’Ars apprend le métier des armes et devient Capitaine de cent hommes d’armes puis Lieutenant de la compagnie des Ordonnances du Roi Charles VIII sous les ordres de Louis de Luxembourg , Comte de Ligny. En 1493, Charles VIII l’envoie combattre en Italie du sud : à ses ordres se tient le fameux Chevalier Bayard. Après la retraite des armées françaises, abandonné dans les Pouilles, Louis s’enferme à Venouse ( origine du nom Venose d’où une rue de La Châtre tire son origine) et triomphe seul. Rappelé par le Roi,  il remonte toute l’Italie et après avoir salué le Pape Jules II rentre en France, sans aucune perte, acclamé par tout le pays. En 1499, Louis XII qui  revendique le Duché de Milan renvoie l’armée de Comte de Ligny en Italie. Le Duché est conquis mais a l’instigation du Duc de Milan, Ludovic Sforza- plus tard prisonnier du château de Lys-Saint-Georges  - les milanais se révoltent. Ludovic Sforza est fait prisonnier.  Les Milanais implorent alors le pardon du Comte de Ligny qui reste inflexible. Ceux-ci supplient alors Louis d’Ars qui «  bonnet à la main et genou à terre » obtient leur grâce auprès du Comte de Ligny. Louis XII récompensera  Louis d’Ars en érigeant la terre d’Ars en marquisat. Il sera fait Duc de Trèsmes en 1516, comte de Voghera ( en Italie), Comte de Girolle ( sur le Lac de Côme) et Chambellan de Louis XII.
La date de son décès est imprécise : certains historiens le déclarent mort à la bataille de Pavie (24 février 1525) mais il serait plus vraisemblablement décédé vers 1530, car un acte de 1532 signale la vente d’une « maison à la châtre jouxtant celle de feu messire Luys d’Ars ».

  • Le château d’Ars appartient à la municipalité de La Châtre : il est un lieu culturel de qualité où sont organisées de nombreuses manifestations culturelles telles qu’une importante  exposition pour le Bicentenaire de la naissance de CHOPIN et actuellement une exposition sur le sculpteur Ernest NIVET.

Source : Plaquette de l’association « Rythme et Expression » ;  17 octobre - 8 novembre 2009, exposition : «  BERRI - ITALIA au fil du temps » . Hôtel de Villaines , La Châtre.


Emile Aucante


Né le 16 août 1822 à La Châtre (36), il fait des études rudimentaires qu’il reprendra sur les conseils de Pierre Leroux. Il est clerc d’avoué à La Châtre ; fervent disciple de la philosophie socialiste de Leroux, il rencontre George Sand qui lui sera d’un grand secours après le coup d’état de 1851. Condamné à l’exil, G. Sand obtient qu’il soit interné à Nohant ; plus tard il entrera chez l’éditeur Calman-Lévy. Il s’éteint à Montmorency le 15 février 1909.


Marguerite Audoux


Née à Sancoins (Cher) le 7 juillet 1863, orpheline de mère très jeune et abandonnée par son père elle passe plusieurs années à l’orphelinat de l’hôpital de Bourges ; plus tard elle est bergère et servante. Elle monte à Paris et devient couturière. Diverses circonstances et rencontres vont faire de  la petite bergère un écrivain à succès. En 1910, elle reçoit le prix Fémina pour son roman « Marie-Claire », les ventes dépassent les cent mille exemplaires et le livre sera traduit dans plusieurs langues. Elle publie par la suite plusieurs romans avec des fortunes diverses. Elle s’éteint le 31 janvier 1937.


Edmond Augras


Né le 6 mars  1854 à Saint Août (36) où son père est épicier, il est apprenti puis ouvrier pâtissier à La Châtre. En 1875 il fonde une petite entreprise de pâtissier- liquoriste, son industrie prospère, il fait construire une usine rue Pasteur à Châteauroux :
les biscuits Augras obtiennent une rapide notoriété grâce à la publicité. De sa rencontre avec le sculpteur Jean Baffier va naître en 1888 « La Société des Gâs du Berry », puis en 1889 le journal « Le Réveil de la Gaule ». Il  est co-fondateur de la Ligue des Droits de l’homme, conseiller municipal puis adjoint au maire. Il est également franc-maçon et administrateur de l’hôpital. Il décède d’un  accident de bicyclette le 8 mai 1927.


Jean Baffier

Né à  Neuvy-le-Barrois (Cher)  le 18 novembre 1851, son  père est ouvrier vigneron. L' émerveillement de Jean Baffier en 1864 devant la cathédrale de Nevers est à l’origine de sa vocation. Il est d’abord  tailleur de pierre puis tente une carrière de sculpteur à Paris. Il fut l'élève du sculpteur Gauvin et peu de temps de Rodin. Le style puissant de sa sculpture exalte le monde paysan. Il acquiert une grand notoriété par ses sculptures en bronze telles que Le Vigneron, Le Faucheur ou Le Vielleux et des étains ornés de motifs végétaux. En 1886 il fait une tentative d'assassinat sur le député Germain Casse pour dénoncer la corruption de la IIIe République, acquitté, ceci lui assure une notoriété dans les milieux politiques. Ardent nationaliste aux idées réactionnaires, doté d'un talent de  vigoureux polémiste par ses nombreux écrits. Fervent régionaliste, il fonde "Le Réveil de la gaule". Ayant rassemblé les derniers ménétriers, il fonde à Paris le 30 mars 1888 la « Société des Gâs du Berry et aultres lieux du Centre » et la dote de deux emblèmes la bannière et le bâton. Rapidement le siège de cette société revient dans l’Indre et elle est dirigée par son co-fondateur Edmond Augras. Jean Baffier est mort à Paris le 19 avril 1920.


Pierre Balsan

Pierre Balsan voit le jour dans une famille de viticulteur aisée le 12 novembre 1807 à Lagamas village de l'Hérault. Il travaille comme représentant en laine et tissus. En 1834 il épouse Elodie, la fille de son patron. Le 10 avril 1856, il signe l'achat de la Manufacture du Parc à Châteauroux, alors en difficulté, il reste en association avec le dernier locataire jusqu'en 1860, date à laquelle elle devient Manufacture Balsan et Fils. Secondé par ses deux fils, Charles et Auguste, il va reconstruire l'usine à partir de 1862 et lui donner une ampleur considérable. Ouvrier avant d'être patron, il connaît toutes les techniques de fabrication du drap, et de son ancien métier de représentant il va tirer largement profit. Pierre Balsan est royaliste et profondément religieux, il meurt le 2 octobre 1869.

Emile Barbillat


Né le 21 juillet 1882 à Châteauroux, après l’école normale il devient instituteur à Chabris, à Argenton, à Châteauroux à l’école St Christophe, puis aux Capucins où il devient professeur au collège. Il est surtout connu pour être le co-auteur avec Laurian Touraine de « Chansons populaires dans le Bas-Berry ». Il est également l’auteur de « Chansons populaires à l’usage des écoles » en 1914.  Il décède à Châteauroux le 5mars 1947.


Pierre de Beaufort (général)

Né à Saint-Benoît-du-Sault (36) le 1er août 1825, son père Stanislas est contrôleur des Contributions directes à Tours. Après des études secondaires il entre à Saint-Cyr, d’où il sort en 1837 sous-lieutenant. A l’issue d’une belle carrière  en Algérie, en Italie et en France il est élevé au  grade de Général de division.

Le général Beaufort prend sa retraite en 1887 et s’installe à La Châtre (36). Il fait don d’une très belle collection de 2500 oiseaux au musée municipal (collection toujours visible), il fait également don d’antiquités romaines et étrusques. Il dote l’église d’une œuvre de     Salvatore Monosilio représentant la rencontre de saint Paul et de saint Pierre. Il lègue à l’hôpital une somme de 140 000 francs pour aider à la construction d’un nouveau bâtiment. La rue où il a habité  dans la vieille ville porte aujourd’hui son nom. Grand officier de la Légion d’honneur, il s’éteint à La Châtre le 23 janvier 1890.

Georges Bernanos

Né le 20 février 1888 à Paris, par sa famille maternelle  il est originaire de Pellevoisin (Indre). Après des études de Droit , il devient journaliste à Rouen ; mobilisé en 1914, il est sérieusement blessé. Marié, il décide de se consacrer à la littérature : son premier roman Sous le soleil de Satan paru en 1938 annonce déjà la lutte entre les forces du Bien et du Mal, combat qui va le torturer toute sa vie.  Bien que classé parmi les romanciers catholiques, la puissance du message lourd de désespoir qu’il délivre tout en voulant faire partager sa foi lui confère un statut exceptionnel dans la littérature française. Il a été un opposant et un passionné d’absolu, sa vie étant parsemée de prises de positions puis de revirements. Il s’éteint à Neuilly sur Seine le 9 juillet 1948 et repose dans le village de sa mère à Pellevoisin.


Général Henri Gatien Bertrand

Issu d’une famille bourgeoise, Henri Gatien Bertrand voit le jour le 28 mars 1773 à Châteauroux (36). Son père est Maître particulier des Eaux et Forêts, sa mère Henriette est la fille d’un Inspecteur général des Ponts et Chaussées ; ils logent au château Raoul à Châteauroux.

Après des études au Collège royal de La Flèche, Henri Gatien Bertrand entre en 1793 comme Sous-lieutenant à l’Ecole royale du génie de Mézières d’où il sort Lieutenant ; il est promu Capitaine le 21 mars 1795.

Sur le chemin de l’armée d’Italie, il rencontre Bonaparte qu’il suit en Egypte où il se distingue et reçoit alors le grade de Commandant. Après la bataille d’Aboukir, il est promu Chef de brigade (Colonel), puis en 1801 Général de brigade.

L’Empereur en fait son Aide de camp en 1805. Le Général Bertrand participe à toutes les grandes batailles de l’Empire : Austerlitz, Iéna, Eylau, Dantzig. En 1807 il est nommé Général de division et Comte de l’Empire en 1808. En 1811 il est fait Grand aigle de la Légion d’honneur.

Après l’Empire il suit Napoléon à l’Ile d’Elbe où il exerce les fonctions de Ministre de l’Intérieur et Gouverneur des affaires civiles. Après Waterloo, il suit le périple de  l’Empereur jusqu’à Sainte Hélène.

En 1816 Bertrand fut condamné à mort par contumace pour trahison envers le roi Louis XVIII, puis amnistié ; il partage alors sa vie entre Châteauroux et son petit hôtel parisien.

La Monarchie de Juillet  le nomme Commandant de l’Ecole polytechnique en 1830. Elu Député de l’Indre, mais battu en 1834 il se retira de la vie publique.

Le Général Bertrand s’éteint à Châteauroux le 15 janvier 1844.

Sur la proposition du Colonel et Député Bricqueville, sa dépouille est transférée  aux Invalides en 1847 où il veille le tombeau de son maître qu’il continue de servir dans la mort.


Armand-Joseph de Béthune-Charost

Philanthrope libéral né en 1738 à Versailles, Armand-Joseph de Béthune-Chârost prend possession, l'année de son mariage (en 1760), des terres de ses ascendants -dont celles de Chârost, Mareuil, Meilland et Charenton en Berry- auxquelles il ajoute, en 1766, la terre de Saint-Amand. Mettant un terme -la même année- à son implication dans la "carrière des armes", le duc de Béthune-Chârost s'implique alors, sous l'influence de la physiocratie, dans la recherche de méthodes visant un progrès économique (nouvelles plantations, usage de techniques et d'instruments agraires plus performants, en vue d'augmenter la production agricole - créations de fabriques – promotion de nouvelles productions – structuration et restauration de voies de communication). Inspiré par la philosophie des Lumières, il s'adonna également à des actions d'assistance : mise en place de maisons de charité et de refuge, création d'écoles, d'un hospice (à Issoudun), d'un hôpital (à Meillant). Egalement acteur de la gestion de l'Institut parisien des Sourds-Muets, le duc de Béthune-Chârost meurt le 5 décembre 1800 ; il est inhumé dans la chapelle du château de Meillant.

Adrien Blanchet

Né à Paris le 8 Mars 1866 d’une famille originaire de Normandie, Adrien Blanchet s’intéresse très jeune aux monnaies ; après de brillantes études, il entre à vingt quatre ans au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale où il reste cinq ans,  établissant les inventaires manuscrits des monnaies des rois Parthes et de celles d’Athènes. Jouissant d’une importante fortune personnelle, il se consacre désormais à ses propres recherches. Il laissera une œuvre considérable dans son domaine privilégié : la numismatique. Il s’intéressera également à l’archéologie et à l’histoire. Sa vaste érudition et la rigueur scientifique de ses travaux seront unanimement reconnues , ses
très nombreux traités et ouvrages ouvrant la voie à la recherche contemporaine en numismatique. Adrien Blanchet fut membre de prestigieuses sociétés savantes aussi bienen France  - Membre de la Société française de Numismatique qu’il présida deux fois  et de l’Institut à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, qu’à l’étranger  - Membre de l’American Numismate Society de New-York et de la Royal Numismatic Society de Londres etc... Il passa pendant plus de soixante ans les étés à Briantes (Indre) dans un manoir acquis en 1910, connu par les sandiens pour être le château des « Beaux messieurs de Bois Doré ». Son fidèle attachement au Boischaut Sud venait de son épouse, originaire de la région. Il  décède en 1957 dans sa quatre-vingt douzième année et repose dans le petit  cimetière de Briantes. Un de ses petits-fils, artiste très connu  du Nouveau réalisme, a fait souche à La Châtre et une de ses arrière petites-filles se destine à être archéologue. 



Jean-Louis Boncoeur

Edouard Levêque, dit Jean-Louis Boncoeur, est né à La Châtre le 26 mai 1911. Il poursuit des études secondaires au collège de cette ville où il fera sa carrière professionnelle comme surveillant général et professeur de dessin. Le théâtre sera sa passion, il fonde plusieurs troupes. Sa découverte des œuvres de Gabriel Nigond  et de Fernand Maillaud sont pour lui  une révélation, il a trouvé son double, «  le vieux berger Jean-Louis » de la Vallée noire. Poète patoisant de grande renommée et membre de l’Académie Berrichonne (actuellement Académie du Berry),Jean-Louis Boncoeur ethnologue et peintre décède à La Châtre le 21 mars 1997.


Auguste Borget


Auguste Borget naît à Issoudun  le 28 août 1808, sa famille appartient à la bonne bourgeoisie. Parmi les amis de la maison, on retrouve les parents de Zulma Carraud  par l’intermédiaire de laquelle il rencontrera Balzac.

Élève de Boichard père et de Théodore Gudin (1802-1880, peintre officiel de la Marine Nationale, Borget débute au Salon de 1836 où il accroche jusqu'en 1859 les œuvres réalisées au cours de ses voyages.

Borget a parcouru la Suisse et l'Italie dès 1833. En 1836,  le peintre voyageur commence son tour du Monde qui durera quatre ans. Auguste Borget visite ainsi, outre les Amériques du Nord et du Sud, le Iles Sandwich puis l'Asie , avec les Philippines, la Chine, les Indes d’où il ramène de nombreux dessins et aquarelles. Les Indes seront la dernière étape de ce très long périple. En 1840, il écrit à son ami Balzac: « les médecins m'ont condamné à regagner la France[]. »

Vers 1850, Auguste Borget se retire quelque peu du monde et devient disciple de Saint-Vincent de Paul .Il décède le 25 octobre 1877 et repose à Issoudun.


Jean de Boschère


Né en 1878 à Uccle en Belgique, élève de l’Académie des Beaux Arts d’Anvers, il vit et travaille à Bruxelles, Londres et à Rome enfin à Paris. Il est romancier, essayiste, critique d’art et sculpteur. Il est un des rares écrivains à être illustrateur de ses propres œuvres et devient fort apprécié pour ses illustrations de Rabelais, Cervantès et Balzac mais il est essentiellement poète. C’est à La Châtre et Nohant que cet artiste original, inclassable a parachevé son œuvre poétique ainsi que ses livres de nature. Ami d’Aurore Sand, il séjourne au château de Nohant et séduit par la campagne berrichonne  il s’installe en 1939  à La Châtre avec sa fidèle compagne Elisabeth d’Ennetières. Dans le calme du Berry, il poursuit une ardente recherche mystique, reflétée par une poésie exigeante qui lui vaut à la fin de sa vie la reconnaissance de nombreux milieux littéraires.  Il décède à Châteauroux le 17 janvier 1953 et repose au cimetière de La Châtre.


Zulma Carraud

Zulma Carraud est née en 1796, à Issoudun et resta attachée à la propriété familiale de Frapesle. Amie de Balzac (plus d'une centaine de lettres ont été échangées entre eux), elle se retirera à Nohant-en-Graçay et s'investira dans l'enseignement de la lecture aux fillettes de cette commune. Pour atteindre ses objectifs, Zulma Carraud a choisi de se lancer - à 56 ans- dans l'écriture d'histoires destinées à la jeunesse : elle publiera ainsi, entre 1852 et 1868, dix livres chez Hachette et dans la Bibliothèque Rose.

Décédée à Paris en 1889, elle a été inhumée au cimetière de Nohant-en-Graçay.


Jean-François Cazala


Jean-François Cazala d’origine auvergnate est né le 22 septembre 1929. Il arrive jeune en Berry  à Châteauroux où son père fonde un laboratoire d’analyses médicales fort renommé. Après des études secondaires à Châteauroux, il fait sa médecine à Paris, puis prendra la suite de son père, résistant mort en déportation, comme Médecin biologiste. Très impliqué dans  la vie culturelle du département de l’Indre et mécène, il crée le Festival de Harpe de Gargilesse et il est très proche des Fêtes Romantiques de Nohant. Il s’éteint à Châteauroux le 26 février 1999.



Hipolyte Chatiron

Hipolyte est né à La Châtre le 16 Floréal an VII de la République française. Sur l’acte de naissance conservé à la Mairie de La Châtre  il est fait mention de « Pierre Laverdure » fils naturel de la Patrie.

Hipolyte ou Pierre est le fils naturel de Maurice Dupin (père de George Sand) et de Catherine Chatiron servante à Nohant.

Catherine Chatiron sera congédiée par Madame Dupin qui fera élever l’enfant à proximité du château. Aurore (future G. Sand) sera la camarade de jeux d’Hipolyte sans savoir au début que c’était son demi-frère. Son père ne le reconnaîtra jamais.

En 1823, Hipolyte épouse Emilie-Marguerite Devilleuve avec qui il s’ennuiera rapidement reprenant ainsi ses  mauvaises habitudes, troussant les bonnes, parlant fort, buvant  et faisant la fête avec son beau frère  Casimir. Il meurt en décembre 1848 et repose au cimetière de Montgivray.



Emile Chenon


Originaire de Néret   petite commune du sud-est de l’Indre, où il a été conseiller municipal, Emile Chenon est né le 16 mai 1857 à Nevers. Ancien élève de polytechnique, il obtint le Doctorat en droit la 29 juin 1881. Il devint professeur à la Faculté de droit à Paris. Passionné d’histoire régionale, il publie « Histoire de Sainte Sévère » et « Histoire de Chateaumeillant ».

Emile Chenon décède à Paris le 10 avril 1927 et repose à Néret.



Jacques Coeur

Né à Bourges en 1400 ( ?) fils d’un très riche marchand pelletier proche du Duc Jean de Berry, Jacques Cœur est très tôt initié au commerce. Son mariage avec la petite-fille du Maître de la monnaie de Bourges l’introduit à la Cour de Charles VII «  le petit Roi de Bourges » qui le nomme Receveur des taxes sur le sel, Commissaire aux Etats du Languedoc, et Grand Argentier du Royaume. Il est contemporain de Jeanne d’Arc et confident d’Agnès Sorel.
Jacques Cœur, remarquable financier rétablit les finances du Roi contribuant ainsi à terminer la Guerre de Cent ans. Anobli, il est négociant, banquier, armateur, industriel ce qui lui permet d’amasser une fortune colossale. Il joue sur les différences de cours de l’or et de l’argent entre l’Occident et le Levant. Sa flotte de douze navires qui commerce en Europe et en Méditerranée rivalise avec Venise, Pise et Gênes. Habile  Diplomate, il est chargé en 1446  d’une mission à Gênes où s’est formé un parti demandant l’annexion de cette ville à la France. L’année suivante il est envoyé à Rome à l’ occasion d’un schisme qui menace d’introduire dans l’Eglise l’élection au Pontificat d’Amédée de Savoie contre Eugène IV, candidat de la France. Il achète plus de vingt seigneuries et possède de nombreuses hôtels et maisons en France et à l’étranger. A Bourges, il fait construire (1443-1453) un fastueux palais, chef d’ œuvre de l’architecture gothique. En 1450 il est au sommet de sa  puissance. Le Roi et toute la Cour lui doivent d’énormes sommes…..d’où sa perte. Sur ordre de Charles VII, il est arrêté le 31 Juillet 1451.Torturé, il avoue tout ce qu’on veut lui faire dire. Condamné à mort le 2 Mai 1453,  Jacques Cœur s’évade de sa  prison de Poitiers grâce à de fidèles complicités. Il rejoint Rome et le Pape, affrète une flotte sous la bannière papale et va combattre les infidèles. Il meurt le 25 novembre 1456, sans doute lors d’un combat naval contre les Turcs. Il est enterré dans l’île de Chios dans le couvent des Cordeliers mais ses restes seront dispersés par les tremblements de terre et les pillages.



Hector de Corlay (abbé Jacob)


Né à Parassy (Cher) le 21 novembre 1867, après des études au séminaire à Bourges il est ordonné prêtre et nommé vicaire de Saint-Chartier et curé de Verneuil- sur- Igneraie. Ami de Gabriel Nigond et Fernand Maillaud, Hector de Corlay est l’auteur de nombreux ouvrages sur la vie pastorale et sur les potiers de Verneuil. Il meurt le 18 août 1953 et est enterré dans le cimetière de Saint-Chartier.


Emile Deschamps


Né à Bourges en 1791 et mort à Versailles en 1871, le poète Emile Deschamps fut un fervent et lucide disciple de l'Ecole romantique. En 1824, il créa avec Victor Hugo, La Muse française dans laquelle il publia poésies, nouvelles et articles (signés "un jeune moraliste"). Son recueil Etudes françaises et étrangères (paru en 1828) contribua à favoriser la connaissance, en France, de certaines œuvres littéraires étrangères de référence.


Louis-Claude Dupin de Francueil


Né à Châteauroux le 7 novembre 1715, comme son père il est Receveur général de Metz et d’Alsace, caution de fermier général et Secrétaire du Roi, titre honorifique hérité de son père. Il est  ami de Jean-Jacques Rousseau avec lequel  il compose un opéra. Homme brillant et très éclectique dans ses goûts. Il sera l’amant de  Madame d’Epinay.  Le 15 avril 1777, Il épouse à Londres Marie-Aurore de Saxe de 32 ans sa cadette : de cette union naîtra Maurice Dupin,  père de George Sand. Il meurt le 6 juin 1786.


Dupin de Francueil (Marie- Aurore de Saxe)

Née le 20 septembre 1748, elle fut déclarée "fille légitime de Jean-Baptiste de la Rivière, bourgeois de Paris et de Marie Rainteau sa femme. L'acte fut réformé par un arrêt du 4 juin 1766 du Parlement de Paris qui fit ajouter après le mot fille: " naturelle de Maurice, Comte de Saxe, Maréchal des camps et armées de France. (Archives de la Seine).Elle épousa en 1766 Antoine de Horne, capitaine d'infanterie qui la laissa veuve après cinq mois de mariage. Son second époux fut Louis-Claude Dupin de Francueil, Receveur général des finances, né à Châteauroux le 7 novembre 1715, ils eurent un fils Maurice né le 9 janvier 1778, le père de George Sand. A la Révolution, Madame Dupin était veuve pour  la seconde fois depuis le 6 juin 1786. Elle fut inquiétée puis emprisonnée. Après sa libération le 9 Thermidor 1793, elle achète le château de
Nohant et y décède le 25 décembre 1821.


Charles Duvernet


Charles-Benoist Robin Duvernet est né à La Châtre le 15 juillet 1807 et décède le 17 octobre 1874. Ami de jeunesse d'Aurore Dudevant, ils ne se perdirent jamais de vue et George Sand ne passait pas une semaine à Nohant sans faire signe à Charles. Il épouse le 26 août 1832 Eugénie Ducarteron.


Charles Fauchier

Né à la Châtre en 1887 d’un père médecin, Charles Fauchier se consacre entièrement au dessin et à la peinture après ses études au  collège. Son premier maître sera Frédéric LAUTH, mari d’Aurore SAND, petite fille de George SAND. A Paris, il reçoit les conseils du célèbre paysagiste Henri HARPIGNIES. Il expose avec succès principalement des paysages au Salon des Indépendants, dans plusieurs galeries parisiennes et à Bourges. Aimant peindre la nature et le Berry d’une palette délicatement colorée, il laissera un grand nombre de scènes pittoresques de La Châtre et de ses alentours, quelques portraits ainsi que des paysages de la vallée de la  Creuse. Il écrira un recueil de poésies. Charles FAUCHIER décède à la Châtre le 16 Mars 1965.


Alphonse Fleury

Pierre-Louis Alphonse Fleury, né à La Châtre le 1er septembre 1809, fils d'un officier de cuirassiers, connut Aurore Dudevant de bonne heure et épousa une de ses amies Laure Decerfz. Ils eurent deux filles Nancy et Valentine. Avoué, avocat, il se lança dans la politique, fut élu représentant du peuple le 23 avril 1848, échoua à la législative, fut commissaire de la République dans l'Indre ce qui lui valut en 1852 d'être arrêté puis exilé. Il rentra en France à l'amnistie de 1859. George Sand le surnommait le "Gaulois". Il est mort à Paris le 20 août 1877.


Alain Fournier


Né le 3 octobre 1886 à La Chapelle d’Angillon (Cher) fils d’instituteur, il passe son enfance dans le Berry. En 1891, son père est nommé à Epineuil-le-Fleuriel. Le futur Alain Fournier y sera son élève jusqu’en 1898, puis  sera pensionnaire au lycée Voltaire à Paris.  Après un séjour à l’Ecole Navale de Brest, il passe son baccalauréat  au lycée de Bourges. En 1908 et 1909 il fait son service militaire : après le peloton d’élève officier à Laval, il est nommé Sous- lieutenant à Mirande (Gers). Son service militaire terminé, il trouve un poste de rédacteur à Paris-journal et commence l’écriture de son premier roman Le Grand Meaulnes (1910 – 1913). Il commence un nouveau roman, Colombe Blanchet, qui restera inachevé. Mobilisé dès la déclaration de guerre, en août 1914, Alain Fournier rejoint le front comme Lieutenant d’infanterie. Le 22 septembre 1914 il est tué au sud de Verdun.


Jacques des Gachons


Né à Ardentes (36) en 1868, il est le fils de Jacques Peyrot des Gachons, percepteur et ainé de quatre garçons, Après des études secondaires à Châteauroux, il devient journaliste puis auteur de romans populaires. Très attaché à son Berry natal il écrit quelques romans régionaux. Ami  de l’Abbé Jacob, il fréquente le cénacle des Epingués à Verneuil où se retrouvent Gabriel Nigond et Fernand Maillaud.. Il meurt le 1er mars 1945.



Jean Gaultier

Né à Châteauroux en 1917, après l’école normale il devient instituteur. Il se passionne pour l’histoire. Il est l’auteur d’une Histoire de La Châtre et de celle où il réside, le quartier des Marins, mais aussi d’Au pays de George Sand et La guerre de 1970.  Il décède le 4 mars 1987.


Narcisse Girault-Dupin

Né à Vicq sur Gartempe en 1836,  après avoir étudié au  séminaire de Poitiers, Narcisse Giraud dit Girault-Dupin suit les cours de l’Ecole des beaux-arts Poitiers et devient sculpteur. Il se fixe à Châteauroux et devient le collaborateur des architectes Dauvergne (père et fils) qui avaient le quasi monopole des restaurations et reconstructions d’édifices religieux.

Narcisse Girault-Dupin commença par la restauration de l’église de Mézières-en-Brenne, sculpta  les  douze apôtres de l’église de Levroux, restaura Notre-Dame-des-Miracles de Déols ainsi que le décor de beaucoup d’églises rurales, où il prit en charge autels, chaires et statues, comme Thenay, Oulches, Badecon, Pont-Chrétien ou Faverolles.Le bestiaire roman  ne le laisse pas indifférent  (lions, têtes de chats, oiseaux adossés), tout comme l’art  du portrait dans les chapiteaux ou modillons.

Son œuvre principale est sans nul doute les chapiteaux de l’église Notre-Dame de Châteauroux en 1882 : soixante-quatre chapiteaux historiés dans un style néo-roman, avec une profusion d’arabesques, de volutes et de feuillages qui la rendent proche de l’art nouveau des années 1900. Il meurt à Châteauroux le 21 août 1898.


Jean-Marie Heurtault de Larmeville

Né à Rouen en 1 740, Jean-Marie HEURTAULT de LAMERVILLE sans fortune quitte le métier des armes après quinze ans de service, ne pouvant acheter un régiment. Il décide alors de se consacrer aux études. L’héritage que lui laisse sa sœur lui permet d’acquérir en 1773 le domaine de La Périsse à Dun-sur-Auron dont il fait un domaine agricole modèle en se lançant dans l’élevage du mérinos. En 1786, il publie ses Observations pratiques sur les bêtes à laine en Berry. Il entre bientôt en politique : la convocation des Etats généraux par Louis XVI lui permet de devenir Commissaire pour la rédaction des cahiers de doléances de la noblesse et d’être élu Député de la noblesse pour le Baillage du Berry. Sous l’ Assemblée Constituante, il est Membre du Comité d’Agriculture et du Commerce et pose les bases du Code Rural. Il participe activement aux débats sur l’impôt foncier, l’assèchement des marais, sur le partage des biens communaux et l’éducation. D’idées progressistes, il est admis à la Société des Amis de la Constitution en 1799 ; il est élu Député du Cher et préside l’Assemblée des Cinq-Cents.
Après le coup d’Etat du 18 Brumaire 1799, il se retire dans son domaine de La Périsse. Là, il se consacre totalement aux améliorations de l’agriculture et à l’acclimatation du mérinos ce qui lui vaut la médaille d’or de la Société d’encouragement pour l’ Industrie nationale. Il   décède à Dun-sur-Auron en 1811. Bien qu’issu de la noblesse,  Jean-Marie HEURTAULT de LAMERVILLE fut un fervent partisans des idées révolutionnaires modérés et prit une part importante dans le débat sur les projets d’évolution de l’agriculture française à la fin du XVIII ème siècle.
Les 27  et 28 Mai 2011, un important colloque rassemblant plus de 130 scientifiques de haut niveau s’  est tenu à Dun-sur-Auron pour rendre hommage à son œuvre et une rue a été inaugurée à son nom. Son descendant, Emmanuel de Lamerville perpétue le souvenir de son illustre aïeul.

Source : « L’Echo du Berry »  en date du 1er - 8 juin 2011.


Laisnel de La Salle (Germain dit Alfred)

Né au manoir de Cosnay, commune de Lacs, le 1er germinal an IX, il consacre sa vie au jardinage et  à l’étude des mœurs paysannes, autant de passions qu’il partage avec George Sand, sa voisine et amie. Ce travail fait de lui un ethnologue de référence ; il décède le 11 août 1870.


Hyacinthe de Latouche  (dit Henri)


Né à La Châtre (Indre) le 3 février 1785, après le collège il fait des études de Droit à Paris. Il débute une carrière de journaliste en 1815 au Constitutionnel, puis ressuscite Le Mercure de France sous le nom de Mercure du XIXe siècle. En 1830 il achète de Figaro, journal qui renoue avec le succès. Il a soutenu les publications de Jules Sandeau, les débuts de Balzac et après quelques réticences, il  favorisa ceux de George Sand. Il meurt en 1851.


Georges Lubin


Né à Ardentes (Indre) le 24 janvier 1904, il fait des études au lycée de Châteauroux. Il écrit des poèmes sous le pseudonyme de Michel Gorce. Georges Lubin est surtout connu pour avoir passé sa vie  à rechercher, classer, annoter plus de vingt mille lettres écrites par George Sand, travail titanesque de réfèrence couronné par l’Académie française. Il est également l’auteur de plusieurs romans. Il décède le 14 février 2000.


Evariste-Vital Luminais

Né au sein d’une famille de parlementaires et d’hommes de loi à Nantes le 13 octobre 1821, Evariste Luminais est élève de Léon Cognet, peintre d’histoire et portraitiste, son véritable maître étant le fameux peintre paysagiste et animalier Constant Troyon. Classé trop vite parmi les artistes « Pompiers », donc décadent, Luminais laisse une œuvre d’une grande maîtrise dont la toile « Les Enervés de Jumièges »de 1880 et des tableaux historiques évoquant les Gaulois aux longues tresses blondes et casque ailé, chers à la III ème République. Pendant près de quarante ans, il séjourne en Berry dans le « pays des mille étangs » en Brenne, attiré par deux amis amoureux comme lui du Berry. Son atelier d’été se trouve au lieu-dit « la Petite-Mer-Rouge » à Douadic ( Indre). Son goût de la nature et sa passion de la chasse vont s’illustrer dans de nombreuses toiles « berrichonnes » aux titres tels que «  L’hallali, souvenir de chasse en Brenne », « Les deux gardiens » etc…Décédé à Paris en 1896, Evariste-Vital Luminais repose dans le petit cimetière de Douadic.


Guillaume de Marcillat

Guglielmo di Pietro de Marcillat pour les Italiens est né en 1467 à La Châtre (36). Témoin d’un meurtre, il se réfugie dans un couvent et s’intéresse à l’art du vitrail. Il suit des études  de dessin et de peinture sur verre  à Bourges et à Nevers. Vers 1505, une rencontre lui permet d’être engagé par l’architecte Bramante pour le compte du Pape Jules II. Puis il part à Cortona et ensuite à Arezzo où il  finit sa vie ; il eut pour élève Giorgio Vasari à qui il apprit la peinture. Il a mis au point plusieurs techniques pour rendre indélébile  la peinture des viraux. On connaît malheureusement peu d’œuvres de ce maître du vitrail. Il est mort en 1529 et est  enterré chez les ermites de Camaldule non loin d’Arezzo.


Maurice Mac Nab


D’origine Ecossaise Maurice Mac Nab voit le jour le 4 janvier 1856 dans le château familial de Fay à Vierzon.  Après un revers de fortune ses parents sont contraints de vendre château, fermes et terres, d'où chez le jeune Maurice une certaine rancœur contre le capitalisme. Il poursuit des études au petit séminaire de la Chapelle St Mesmin (18) fondé par Monseigneur Dupanlou. En 1877, après son service militaire, il monte à Paris et devient employé des Postes, il y reste toute sa vie. La passion de l’Art le brûle, postier le jour, saltimbanque la nuit : il écrit, il dessine. Il fait ses premier pas au club des « Hydropathes » avec « Les Fœtus »  grand classique de l’humour noir. Il blague les notables, le gouvernements et même le peuple qui se laisse manipuler en échange d’un festin. Maurice rencontre le succès « Au Chat Noir » où ses chansons et monologues à caractère anarchiste font fureur. Pour l’ensemble de son œuvre il reçoit « Les Palmes Académiques ».  Souffrant de phtisie et la maladie le gagnant peu à peu  il meurt le 25 décembre à l’âge de 34 ans.


Fernand Maillaud

Né le 12 décembre 1862 à Mouhet (Indre), il travaille très jeune à Issoudun et La Châtre puis gagne Paris où il traverse une période difficile. A 25 ans il décide de peindre pour vivre  et illustre des journaux de mode, dessine des étiquettes pour des confiseurs et des pâtissiers. Il participe aux expositions des peintres symbolistes et néo-impressionnistes regroupés autour de Gauguin. Il décide de consacrer plus de temps à peindre en Berry. En 1902, il s’installe à Verneuil – sur- Igneraie  et crée  un cénacle autour de Gabriel Nigond, Hector de Corlay et parfois Gabrielle Sand. En 1929, il quitte le Berry pour le Midi et peint la Provence et va régulièrement à Fès où il peint des sujets orientalistes. Peintre post-impressionniste de talent,  il meurt à Paris le 30 août 1948.


Henry de Monfreid

  le 14 novembre 1879 à La Franqui, commune de Leucate (Aude), il n’est pas originaire du Berry mais s’y fixa à la fin de sa longue vie .Son père George-Daniel de Monfreid est peintre, graveur et collectionneur d’art surtout  de Gauguin dont il fut le  grand ami et  fidèle soutien.

Après des études à Carcassonne et Paris, Henry de Monfreid exerce différents petits métiers. Attiré par l’aventure, après avoir succédé à Arthur Rimbaud dans son comptoir, il décide de parcourir l’Afrique particulièrement l’Ethiopie et les sultanats de la Mer Rouge ; là, il se livre à différents trafics maritimes plus ou moins licites mais fort lucratifs. Sur les conseils de Joseph Kessel, il se lance dans l’écriture. Ses passionnants récits d’aventure vécue  remportent un grand  succès dès les années 1930. Il est sans cesse réédité depuis.

Suite à une vie mouvementée, il  revient en France et s’installe dans une grande maison à Ingrandes  dans le sud du département de l’Indre. Il donne de nombreuses conférences à travers la France. Personnage atypique et opiomane, son mode de vie plonge dans la perplexité la population de ce petit village .Henry de Monfreid s’éteint à Ingrandes le 13 décembre 1974 et repose dans son village natal.




Maréchal   Macdonald (Le)


Etienne, Jacques, Joseph, Alexandre MACDONALD , d’une famille écossaise exilée au XVII éme siècle naquit à Sedan le 17 Novembre 1765. Sa famille vécut à Sancerre dans une grande pauvreté, secourue par d’autres  écossais, les Nairne et Macnab. Interne au collège de Sancerre, il suivit ses études à l’Ecole militaire de Douai. En 1784, il est nommé Lieutenant ; Colonel  à Jemmapes le 6 Novembre 1792, Général l’année suivante le 26 Août, en 1795, aux Pays-Bas, il est nommé Général de Division. A l’invasion de Rome en 1798, il y sera nommé Gouverneur. Battu à la bataille de Trebbia le 13 Juin 1799  face au Maréchal russe Souvarov, il évacue l’Italie.
Revenu en France, il appuie Bonaparte le 18 Brumaire, d’où sa prestigieuse carrière dans l’Empire . Le 21 Janvier 1800, il est Inspecteur général de l’Infanterie et en  1801,
Ambassadeur au Danemark. Mais en 1804, ayant soutenu le coup d’Etat du Général Moreau, il est écarté par Napoléon. Exilé en Berry, il achète le château de Courcelles-Le –Roi, exil tout relatif puisqu’il sera Gouverneur de la 7ème Région militaire,  résidant à Bourges, rue Jacques Cœur. En 1807, il est de nouveau renvoyé à l’armée de Naples et en 1809, l’Empereur l’envoie sous les ordres du Prince Eugène lors de la campagne d’Autriche. Le 14 Juin 1809, Macdonald s’illustre à la bataille de Raab puis il rejoint la Grande Armée. A Wagram, le 6 Juillet 1809, il exécute une charge décisive, écrasant l’armée autrichienne : Napoléon le nomme Maréchal d’Empire et Duc de Tarente. En 1811, il rejoint la Grande Armée et part pour la campagne de Russie, assurant au maximum la sécurité de milliers de soldats sur plus de 480 Kms. En Octobre 1813, à la bataille de Leipzig, il échappe de peu à la mort. Macdonald ne prendra pas part aux Cent Jours pas plus qu’il n’opposera de résistance pour défendre Paris, malgré les ordres de Louis XVIII. Apprécié autant par l’Empire que par la Royauté,ce grand militaire reçut les plus hautes distinctions. Il s’éteignit le 25 Septembre 1840 dans son château de Courcelles-Le-Roi, à Beaulieu-sur-Loire. Le Cercle d’Etudes Historiques et Archéologiques du Sancerrois garde fidèlement le souvenir de  cet illustre  Sancerrois d’adoption. 



Théophile Moreux

Le futur abbé Moreux naît en 1867 à Argent sur Sauldre d'un père instituteur et d'une mère très croyante. En 1879 il entre au lycée et, en 1883, à Saint Célestin, puis quelques années plus tard, au Grand Séminaire de Bourges.

En 1889, il est nommé professeur de mathématiques à Saint Célestin à Bourges (aujourd'hui lycée Jacques Coeur), puis à 24 ans, en 1891, il est ordonné Prêtre et enseigne au Petit Séminaire comme professeur de sciences et de mathématiques (jusqu'en 1907) et en 1892, il devient secrétaire de Mgr Boyer, futur cardinal de Bourges.

Très jeune, il s'intéresse à l'astronomie, et pour lui la science et la foi vont de pair: ce sera sa ligne de conduite tout au long de sa vie. En 1893, il adhère à la société astronomoque de France. Il entre en relation avec Camille Flamarion, une relation d'une quinzaine d'années à partir de 1896.

En 1899,  il fonde son premier observatoire d'astronomie qu'il installe au petit séminaire de Bourges, puis la construction de son propre observatoire en 1907.

Il participe à de nombreuses expéditions et fait régulièrement des notes à l'Académie des sciences pour présenter ses théories et ses observations de Mars et du Soleil.

Il publie Vues nouvelles  de Mars, La vie sur Mars, Les autres mondes sont-ils habités ?

Après une fin de vie difficile il meurt le 13 juillet 1954 et est enterré à Aubigny sur Nère.




Berthe Morizot

Berthe Morizot est née à Bourges en 1841
alors que son père était Préfet du Cher. Ouverte   aux arts, sa famille aura l’intelligence de considérer favorablement les goûts de leur fille. Berthe suivra avec assiduité les leçons rébarbatives et académiques  de Guichard peintre d’Histoire. C’est Fantin – Latour et Corot qui lui enseignent : «  Fais ce que tu sens, ce que tu vois, ce que tu voudras ». Berthe est attirée irrésistiblement par un groupe de jeunes gens, les futurs Impressionnistes unanimement rejetés par un Académisme  sclérosé et moribond. Séduite par l’anti-conformisme d’Edouard Manet, peintre provocateur de la  « scandaleuse Olympia », elle se liera d’une étroite amitié avec lui et  épousera son  frère Eugène Manet, mélange de bonne éducation et de bohème qui « propriétaire » n’aura pas d’autres activités. Berthe peint, sans cesse assaillie par le doute sur ses qualités réelles. Pourtant, Puvis de Chavannes, célèbre peintre dans la tradition académique affirmait  de Berthe Morizot en 1872 : «  Elle faisait état d’une finesse et d’une distinction à rendre les autre  malheureux et qu’il allait rentrer chez lui avec dégoût ». Quelques marchands croient en elle, les Durand-Ruel et plus tard Kahnwilller, ardents  défenseurs  des Impressionnistes. Ils sont séduits par sa touche légère, tout de grâce et
ses couleurs de tons pastel loin de toute mièvrerie qui contribuent à une atmosphère d’aisance et de sérénité. Amie du poète Mallarmé, elle fréquente Degas et Claude Monet. Le fidèle Edouard Manet décède en 1883 , son époux Eugène en 1892 alors que leur fille Julie  n’a que 14 ans. En 1892, le succès vient et  la critique salue enfin l’œuvre de Berthe Morizot.   Elle meurt en Mars 1895 ; athée elle est enterrée sans cérémonie à Paris dans le caveau Manet au cimetière de Passy .Sa fille Julie épousera en 1900 Ernest Rouart, fils d’Henry, peintre et fameux collectionneur alors que sa cousine épousera cette même année Paul Valéry.

(On trouvera une remarquable biographie détaillée  de Berthe Morizot par notre collègue Maître Antoine Corneloup dans la rubrique « Conférences » )


Bernard Naudin


Né à Châteauroux le 11 novembre 1876, après des études au lycée de la ville il est  attiré par la musique et apprend seul la guitare ; puis il monte à Paris  et s’inscrit aux Beaux Arts. Montmartre devient son lieu de prédilection, il peint de grandes toiles ayant pour sujet les armées de la République. En 1904, il abandonne la peinture pour le dessin et devient illustrateur de livres ; ses dessins paraissent dans  Le Cri de Paris ou L’Assiette au Beurre. Il jouit d’une bonne notoriété. Il s’éteint le 7 mars 1946.


Pierre Néraud de Boisdeffre


Né en 1926 à Paris, il est descendant côté paternel de Jules Néraud « Le Malgache » ami de George Sand et petit-fils du général de Boisdeffre qui fut ambassadeur en Russie et Chef d’Etat major de l’armée française. Après de brillantes études à l’E.N.A, il devient Directeur de la Radio française puis de l’ORTF, Conseiller culturel à l’ambassade de France à Londres puis à Bruxelles, Ambassadeur en Amérique Latine puis au Conseil de l’Europe. Il mène également une carrière d’écrivain, assure les chroniques littéraires de la Revue des deux mondes et publie plusieurs romans. Attaché au Berry- il fut Président des Anciens élèves du collège G. Sand et de « La Vieille Saint-Vincent » de La Châtre- il décède le 23 mai 2002 et repose au cimetière de La Châtre.



Jules Néraud

Né à La Châtre le 9 avril 1795, il a à peine 18 ans lorsqu’il s’embarque à La Rochelle pour « les Indes » et pour découvrir Madagascar. Il devient un botaniste de renom ; George Sand dont il est l’ami le surnomme « leMalgache » ; c’est probablement lui qui donnera le goût de cette activité à l’écrivain. Il meurt à La Châtre le 11 avril 1855.


Gabriel Nigond


  à Châteauroux le 24 février 1877. Gabriel Nigond commence ses études au lycée de Châteauroux qu’il poursuit au lycée Charlemagne à Paris. Ses résultats scolaires sont très moyens, il préfère taquiner la muse, il a 17 ans lorsque son père lui offre la publication de son premier recueil de poésies. A Châteauroux il fréquente le cabaret  « Le Pierrot Noir »et fait avec Hugues Lapaire une tournée théâtrale régionaliste. Puis c’est la rencontre avec le peintre Fernand Maillaud et l’Abbé Jacob (Hector de Corlay). De ses rencontres au pays de G.Sand il écrit ses plus beaux poèmes, notamment « Les Contes de la Limousine » en 1903 et 1907 ; ces poèmes en patois sont remarquables. Il écrit 22 pièces de théâtre, 19 seront jouées à Paris, il a aussi à son actif de nombreux romans. Il meurt le 4 janvier 1937.


Emile Nivet

Emile Nivet est né à Châteauroux  sous le Second Empire le 15 mai 1857. Il était destiné  au commerce mais n’avait pas l’âme d’un négociant. Rapidement il abandonne poids et mesures pour collaborer au  Petit Caporal  (journal pamphlétaire). Emile Nivet avait la plume querelleuse : il harcelait, il exaspérait l’adversaire, ses banderilles n’étaient pas venimeuses mais restaient tout de même bien plantées dans la chair. Il collabora au Gil Blas et fit partie de la célèbre phalange des Hydropathes qui compta tant de poètes (parmi lesquels Maurice Rollinat). Emile Nivet était royaliste et catholique : bien que minoritaire, il ne craignait pas d’étaler ses convictions au grand jour et  le faisait avec franchise, bonne humeur assaisonnant ses arguments de plaisanteries. Il adhéra au Boulangisme. De retour à Châteauroux en 1895, il prit la direction du Journal du Centre, journal conservateur qui sous l’impulsion d’un tel chef devint rapidement le plus combatif et le plus répandu de la région. Ces articles sont des harangues : chaque soir à  l’heure de l’apéritif les Castelroussins s’arrachent la petite feuille qui leur apporte le couplet amusant « politico-comique » sur quelques personnages officiels. Emile Nivet s’est éteint dans sa ville natale le 11 octobre 1910, à l’âge de 54 ans.


Ernest Nivet

Né à Levroux (Indre) le 7 septembre 1867, très tôt on découvre chez lui une grande aptitude artistique. Grâce à une bourse de la ville de Châteauroux il s’inscrit aux Beaux Arts mais ne s’y adapte pas, il entre alors chez Rodin. Rapidement il revient à Châteauroux et se spécialise dans la  sculpture pastorale ainsi que dans l’exécution de monuments aux morts, dont « La lanterne des Morts » à La Châtre. Comme  G. Nigond ou F.Maillaud ,son œuvre sensible témoigne de la vie paysanne berrichonne. Il décède le 5 février 1948.



Gustave Papet


Né le 22 février 1812 à Ars commune de Lourouer- Saint- Laurent (Indre), il est  étudiant en médecine à Paris : il sera le "Milord" du petit groupe de Berrichons. Sa fortune lui permet d'exercer la médecine gratuitement tout en faisant valoir ses domaines. Ami fidèle , il sera mêlé à tous les évènements de la vie de George Sand. Il soignera Chopin lors de ses séjours à Nohant. Il décède le 4 décembre à Lourouer-Saint-Laurent.



Jean Patureau-Francoeur


Né le 11 juin 1809 à Châteauroux, il est vigneron et père de cinq enfants.

Très populaire, les habitants de son quartier le surnomme « Francoeur » Contesté par le Préfet, il est élu Maire en 1849 mais rapidement destitué sous le prétexte d’un arbre de la liberté desséché. Ses opinions républicaines lui valent quelques ennuis. Après l’attentat d’Orsini en janvier 1858, il est « transporté » en Algérie. Sur l’intervention de George Sand, il revient à Châteauroux mais vend sa vigne, sa maison et repart pour  l’Algérie où il meurt le 8 janvier 1868.



Jean-Baptiste Périgaud


Le futur curé de Nohant-Vic (36) est né le 13 octobre 1820 à Argenton sur Creuse. Pendant la Révolution l’église de Vic consacrée à St Martin (dépendante de l’Abbaye de Déols) était devenue « Bien National » et servait alors de remise agricole. Lorsqu’en 1849 l’église redevint lieu de culte, l’abbé Périgaud y fut nommé prêtre : en nettoyant
l’édifice il eut la surprise de découvrir sous plusieurs couches de badigeon des fresques Romanes. L’abbé, fier de sa découverte en fit part à George Sand qui demanda à son fils Maurice d’effectuer  des relevés. La « Bonne Dame » de Nohant fit intervenir dès janvier 1850 son ami Prosper Mérimée en charge alors des Monuments historiques. Ce dernier va réussir à faire classer cette modeste église en Monument National et obtenir des crédits pour la restauration et la mise en valeur des fresques datant pour la plupart du XIe siècle de renommée mondiale.

Le curé Jean-Baptiste Périgaud quitte Nohant-Vic en 1853, est nommé à Palluau, puis à Lignières dans le Cher où il décède le 23 janvier 1896.



Ernest Périgois

Né à La Châtre le 25 avril 1819, après des études classiques il fait son droit et commence une carrière d’avocat. Après son mariage avec Angèle,  fille de Jules Néraud, il intègre le cercle des familiers de George Sand. Ses idées républicaines lui valent d’être arrêté plusieurs fois. En 1880 , il est nommé Préfet de la Creuse, poste qu’il abandonne pour être Député de 1881 à 1885. Il s’éteint à La Châtre le 10 novembre 1906.


Charles-Louis Philippe

Né en 1874 à Cérilly (Allier) d’une famille très modeste , Charles-Louis Philippe obtient son baccalauréat au Lycée de Montluçon grâce à une bourse. Tenté par la vie littéraire, il commence à écrire de la poésie. En 1897 à Paris, il  publie à compte d’auteur plusieurs romans dont La mère et l’enfant, son premier succès. Il entretient une correspondance régulière avec André Gide, Francis Jammes, Max Elskamp, Marguerite Audoux et le jeune Giraudoux.
Son roman le plus connu est Bubu de Montparnasse inspiré d’une de ses aventures avec une prostituée. En 1904 ce sera Croquignole qui dépeint avec verve l’administration. Il collabore à différents journaux et revues, tout en s’occupant à  faire publier le premier livre
de Marguerite Audoux. Décédé à Paris le 21 décembre 1909
il repose à Cérilly, sa tombe étant ornée d’un superbe buste du sculpteur Antoine Bourdelle. Son arrière  petit-neveu le Docteur André Pajault  de l’Académie du Berry
organise plusieurs manifestations pour célébrer le centenaire de la mort de  l’écrivain.



Planet ( Gabriel Rigondin-Planet, dit)

Né à Aigurande (Indre) le 28 mai 1808, il fait partie du petit cercle de Berrichons réunis à Paris autour de George Sand. Il collabore avec Michel de Bourges à La Revue du Cher. Il est l’un des fondateurs de L’Eclaireur de l’Indre . Nommé Préfet du Cher en 1848 , ses opinions anti- bonapartistes lui valent d’être exilé en Corrèze. Il meurt le 30décembre 1853.


Edmond Plauchut


Né le 6 janvier 1814 en Haute Garonne, il est un journaliste républicain établi à Angoulême. Il rencontre George Sand en résidence à Tamaris,au retour d’un voyage en 1861. Il commence une carrière littéraire, collabore au Temps, au Gaulois, à la Revue des deux mondes. Il séjourne régulièrement à Nohant, étant apprécié pour sa bonne humeur ; il devient le compagnon de jeux des deux petites filles de l’écrivain et participe activement au théâtre de marionnettes de Maurice Sand. Il reste à Nohant après la mort de George Sand puis auprès de Lina après la mort de Maurice. Il meurt à Biarritz le 30 juin 1909, mais est enterré à Nohant dans le cimetière familial.


Alexis Pouradier-Duteil


Né le 20 décembre 1796 à La Châtre, il est le fils d'un avoué, ancien curé constitutionnel défroqué et marié sous la Révolution ; avoué lui-même puis avocat, il devient juge au tribunal de La Châtre et finit sa carrière comme Président de chambre à la cour de Bourges où George Sand l'avait fait nommer en 1848 Procureur général.


Benjamin Rabier

Son père est Compagnon menuisier, originaire de la région de Valençay. Le hasard de son Tour de France le mène en Vendée, c’est à La Roche-sur-Yon que le jeune Benjamin voit le jour le 30 décembre 1864. Benjamin Rabier commence tôt  à travailler, il est employé à la Caisse des dépots et Comptes courants, travail peu enrichissant à tout point de vue ! Le dessin reste sa grande passion, il passe ses loisirs à se perfectionner et à imiter les maîtres de la caricature.

Grâce à l’appui d’un copain de régiment, le caporal Poiré (devenu plus tard Caran d'Ache, plusieurs revues françaises commencent à publier ses dessins (La Chronique Amusante, Gil Blas Illustré), mais aussi en Grande-Bretagne et aux États-Unis où il a plus de succès. Il est finalement publié régulièrement dans Le Rire et Pêle-Mêle, ce qui lui permettra de sortir ses premiers albums, notamment Tintin Lutin, titre dont Hergé s’inspira quelques années plus tard.Au début du XXe siècle, Benjamin Rabier s’impose comme un auteur à succès, comme en témoignent ses publications dans l'Assiète au Beurre ou le Chat Noir. Il se lance aussi dans l’édition pour enfants, en publiant un journal, Histoire comique et Naturelle des Animaux (1907-1908). Malgré ces succès, il gardera jusqu’en 1910 son travail aux Halles.

Benjamin Rabier écrit aussi de nombreuses pièces de théâtre (comme Ma veuve s’amuse en collaboration avec José de Bérys); il se lance, à partir de 1916, dans le dessin animé et est sollicité pour « faire de la réclame » ses animaux, parce qu’ils amusent, peuvent faire vendre n’importe quel produit : le bouillon Maggi, la cartouche Gévelot et la très célèbre Vache qui Rit… celle-ci est née de la rencontre , au service militaire avec le fils du célèbre fromager Léon Bel, la consécration lui viendra de « Gédéon » petit canard au long cou disgracieux  et mal aimé de sa famille. Benjamin Rabier est mort à Faverolles dans l’Indre le 10 octobre 1939.


Jean Rameau

Né le 11 mars 1852 à La Celle-Bruyère (Cher), il apprend le métier de sabotier et installe son échoppe au 43 rue Mirabeau à Bourges. Il joue de la cornemuse et compose poésies et chansons. Plus tard, il monte à Paris et décide de tenter sa chance comme  poète chansonnier, son but étant de mieux faire connaître le pays berrichon ;
il voyage et rencontre Théodore Botrel. Vers 1928 il commence à éditer des cartes postales à la gloire du pays du Berry, plus de 300 scènes illustrant la vie quotidienne présentée par quelques lignes de poésie. Il termine sa vie à Pouligny-Saint-Pierre, le 24 avril 1931.


Mado Robin

Madeleine Marie  Robin, dite Mado Robin est née  le 29 décembre 1918  à Yzeures -sur -Creuse près de  Tournon-Saint- Pierre . Ses capacités vocales sont très tôt  remarquées par le célèbre baryton Italien Titta Ruffo. En 1937, elle remporte le premier Prix du Concours des sopranos de l’Opéra de Paris. En 1942, elle donne un récital salle Gaveau à Paris. Dès lors, elle mène une grande carrière internationale,  atteignant la note la plus aiguë jamais chantée, le contre-contre Ré, 2320 vibrations à la seconde. L’ampleur, la tessiture et l’expressivité de sa voix font merveille à travers le monde. Ses plus fameuses interprétations sont Gilda de Rigoletto, Lucia di Lammermoor, Violetta dans la Traviata, Olympia dans les Contes d’Hoffmann et  Lakmé. Inoubliable soprano
colorature du XX e siècle,  elle ne dédaigne cependant pas de chanter sur les scènes de province. C’est ainsi qu’amie de Jean-Louis  Boncoeur, elle  donne un récital au théâtre de La Châtre en 1952 .  Mado Robin décède le 10 décembre 1960 en pleine gloire à 41 ans, juste avant d’interpréter la 1.500 e représentation de Lakmé à l’Opéra Comique. 


Désiré-Raoul Rochette, dit Raoul-Rochette

Fils d’un médecin de campagne, Désiré Raoul Rochette voit le jour le 9 mars 1789 à Saint-Amand Montrond (18). Après avoir fait ses études à Bourges, il devient attaché comme professeur d’histoire au lycée Louis le Grand, puis en 1815 suppléant de François Guizot dans la chaire d’histoire moderne de la faculté de lettres. Deux ans auparavant, l’Académie des Inscriptions lui avait décerné un prix pour son « Histoire critique des colonies grecques ». En considérant l’ensemble de son œuvre de la première moitié du XIXe siècle,  Désiré-Raoul Rochette est reconnu en France comme le représentant le plus autorisé de l’archéologie classique. Il est nommé en 1815 maître de conférences à l’Ecole normale, l’année suivante il est admis à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, il est nommé conservateur du cabinet des médailles. En 1838 il est élu membre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient l’année suivante secrétaire perpétuel. Le couple Rochette/Houdon aura une fille  Joséphine qui épousera Luigi Calamatta, leur fille Lina épousera Maurice Dudevant le fils de George Sand.

Désiré-Raoul Rochette s’éteint à Paris le 5 juillet 1854.

Maurice Rollinat

Né le 29 décembre 1846 à Châteauroux, il fait des études au lycée de la ville et est bachelier ès lettre à Poitiers ; il suit des cours de droit à Paris et fréquente les cabarets du quartier Latin. Après avoir été clerc de notaire à Châteauroux et Issoudun, il retourne à Paris et devient employé à la mairie du VIIe arrondissement de 1872 à 1880. Régulièrement, il revient séjourner dans la vallée de la Creuse où il puise une grande partie de l’inspiration de son recueil de poésies "Dans  les Brandes". En 1878, il participe à la création du Club des Hydropathes, dans un café de la rive gauche où se rencontrent Charles Cros, Alphonse Allais et Paul Verlaine. Présenté par Sarah Bernhardt, il devient avec ses vers mis en musique et chanté par lui même la vedette du cabaret Le Chat Noir. Il s’installe à Fresselines (Creuse) où il écrit et pêche à la ligne ; ce village devient un foyer artistique où il reçoit ses amis peintres et ses amis écrivains. Il  meurt à Ivry sur Seine, le 26 octobre 1903.


George Sand (Amantine, Aurore, Lucille Dupin)


Née à Paris le 1er juillet 1804, son père Maurice Dupin est le petit fils du Maréchal Maurice de Saxe. Après le décès accidentel de son père, Aurore est élevée à Nohant par sa grand-mère paternelle. Auprès de  François Deschartres son précepteur, elle reçoit une éducation soignée : en 1817 elle entre en pension au couvent des Dames  Anglaises à Paris. En 1821, Madame Dupin de Francueil s’éteint  faisant de sa petite fille son unique héritière, Aurore à 17 ans. L’année suivante, elle épouse le Baron François Dudevant dit Casimir, il est de neuf ans son aîné ; malgré la naissance de deux enfants, Maurice et Solange, ce mariage tourne à l’échec. Après sa rencontre avec Jules Sandeau (1830), elle quitte Nohant et son mari pour conquérir sa liberté par le travail ; elle devient écrivain. Un premier roman voit le jour ;  Rose et Blanche, cosigné avec Jules Sandeau (J.Sand). Indiana paraît en 1832 signé George Sand, c’est le début d’une exceptionnelle carrière. George Sand publie environ quatre vingt romans, des nouvelles, écrit de nombreuses pièces de théâtre, fonde plusieurs journaux et revues, écrit plus de trente mille lettres. Son œuvre est souvent le reflet de son engagement républicain. Elle meurt dans sa gentilhommière de Nohant le 8 juin 1876.


Maurice Dudevant Sand


Fils de George Sand, il est né à Paris en 1823. Maurice a probablement du talent dans de nombreux domaines (théâtre, marionnettiste, peintre, dessinateur, écrivain) mais passe sa vie dans l’ombre de sa mère. Marié tard à Lina Calamata, ils auront deux filles Aurore et Gabrielle. Il est mort en 1889 et repose à Nohant.



Jules Sandeau

Né le 19 février 1811 à Aubusson (Creuse) son père exerçant à La Châtre la profession d’employé aux Droits réunis. Jules Sandeau fait ses études à Bourges puis son Droit à Paris. Pendant l’été 1830, il fait la connaissance d’Aurore Dupin épouse Dudevant  (future George Sand) et devient son amant. Ils se retrouvent à Paris dès le début de 1831et écrivent ensemble Rose et Blanche qu’ils cosignent « J. Sand » ; leur chemin se sépare en 1835. Jules Sandeau fera une honorable carrière littéraire, il sera le premier romancier à entrer à l’Académie française et obtient le poste de Conservateur de la bibliothèque Mazarine. Il meurt à Paris le 24 avril 1883.


Jean-Charles Sournia  (1917 – 2000)

Natif de Bourges, Professeur agrégé de pathologie chirurgicale du Service de santé des armées en 1955, il fut successivement affecté à Beyrouth, à l'hôpital Rhazès à Alep, à Damas, enfin à Rennes, il mit un terme à ses activités techniques en 1969 pour embrasser une carrière de santé publique et de médecine sociale. Il sera médecin-conseil national de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, puis directeur général de la Santé au ministère de la Santé, conseiller d'État en service extraordinaire, vice-président du Conseil supérieur des universités, président du Conseil supérieur d'hygiène publique en France, président du Haut Comité d'études et d'information sur l'alcoolisme et président du Club européen de la santé.

Membre titulaire de l'Académie de médecine en 1983, il était officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du mérite et commandeur de l'Ordre des arts et lettres.

Ses travaux portèrent sur une réflexion sur la pratique médicale et chirurgicale et sur l'histoire, - histoire générale (les villes mortes de Syrie ; l'Orient des premiers Chrétiens ; Blaise de Monluc, soldat et écrivain ; Guide de Paris révolutionnaire) - histoire de la médecine (Médecins arabes anciens ; Médecine révolutionnaire ; les Épidémies dans l'histoire de l'homme ; Histoire de la transfusion ; Histoire de l'alcoolisme ; La Renaissance du corps. Grand spécialiste en Lexicologie, il fut un ardent défenseur de la francophonie médicale et scientifique. Auteur de plusieurs dictionnaires spécialisés, il avait commencé à diriger une oeuvre ambitieuse, le dictionnaire de l'académie de médecine.

Homme cultivé et érudit, grand humaniste, il dirigeait une collection intitulée « culture et profession de santé », montrant par là qu'il ne saurait être de bonne médecine sans une connaissance approfondie de la société - et de sa culture- dans laquelle on exerce. 




Paul Surtel


Vigneron et peintre appartenant à l'Ecole provençale, Paul Surtel est né à Reuilly, le 30 septembre 1893.

Sensibilisé à la peinture par Fernand Maillaud (un ami de son père) sur les bords de l'Arnon, il fréquenta l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris puis, fasciné par la nature et -plus encore- par la lumière méridionale, il brossera de nombreux paysages de Provence, du Quercy, d'Algérie… Il exposera à Cannes, Lyon, Oran, Alger…

Après avoir vécu deux ans dans le Tarn et Garonne, trois ans à Orange puis à Carpentras, ce peintre berrichon qui a su habilement restituer la palette des couleurs méditerranéennes et sculpta un buste en plâtre de Philippe Hériat, Paul Surtel est également l'auteur du buste de Maurice Rollinat visible devant sa maison de Fresselines (Creuse) il décédera en 1985.




Joseph Thibault


Né le 19 mai 1880, sa famille est originaire de l’Indre. Il fait ses études au lycée de Châteauroux et après quelques stages chez divers notaires, se dirige vers des études de commissaire-priseur, profession qu’il exerce toute sa vie. Il collectionne livres et archives sur tout  ce qui se rapporte au Berry. Il fonde la « Bibliothèque brennouse » et en devient le directeur ; il est lui-même auteur de « Un jour en Brenne » et « Poètes brennous ».  Il est mort à Tours le 26 février 1980.



Jenny de Vasson

Née le 23 août 1872 à La Châtre, sa mère lui donne une éducation soignée, lui enseigne la littérature, la philosophie,  l’histoire et la musique. Mais sa passion est la photographie qu’elle découvre en 1899, son œuvre est immense par sa qualité et sa quantité. Tous les sujets l’intéressent : le Berry, ses monuments, ses paysages, ses paysans et ses voyages sont autant de reportages. Elle décède dans sa propriété l’abbaye de Varennes, commune de Fougerolles (Indre) le 15 février 1920.


Raymonde Vincent

Née le 23 septembre 1908 à Villours commune d’Argy (Indre) elle fait  des études  élémentaires ; elle va travailler aux « 100 000 chemises » puis part à Paris à l’âge de 17 ans. Elle fréquente les ateliers de peintre et  leur sert de modèle. Elle devient l’épouse de Albert Béguin, grand critique et essayiste , part avec lui en Allemagne et commence à écrire. En 1937, elle publie « Campagne »  et obtient le prix  Fémina. Après la publication de neuf romans, elle revient en Berry et s’installe à Saint- Chartier (Indre) où elle termine sa vie le 5 janvier 1985.

à suivre...









































 
Dernière modification : 05/01/2012
 
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