Nohant 2007



Lors de sa séance de
Nohant d’Avril 2007, l’Académie du Berry a  reçu deux importantes personnalités des arts et des  lettres.


Le samedi 14 avril 2007,

l’Académie du Berry a reçu comme membres titulaires deux personnalités qui honorent notre patrimoine culturel : Monsieur Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, Commandeur de la Légion d’Honneur et Monsieur Georges Buisson, Administrateur du Palais Jacques Cœur de Bourges et du domaine de Nohant, Commandeur des Arts et des Lettres.

Cette journée culturelle commença par la visite détaillée des fresques du Moyen Age de la petite église de Vic : elles  furent savamment    commentées  devant  un  public attentif
par une de nos amies, membre fidèle et érudit de notre Académie, Mme Danielle Bahiaoui, chevalier des Arts et des Lettres .Après un excellent repas servi à l’Auberge de « La petite Fadette » sur la place de Nohant, plus de cent vingt personnes se retrouvèrent dans la  salle de c onférence  du château  de George Sand,  gracieusement
mis à la disposition de notre Académie par M. Georges Buisson.

Le Président Alain Bilot eut le grand plaisir d’annoncer que deux des membres de l’Académie du Berry avaient vu leurs mérites consacrés par la République : en effet notre illustre Membre d’ Honneur, l’éminente helléniste Madame Jacqueline de Romilly avait été élevée en début d’année 2007 à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur  et le Dr. Bernard Jouve de l’Académie du Berry et Président des « Amis des musées  de Châteauroux »  venait d’être nommé Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques.


La première réception fut celle de M. Arnaud d’Hauterives présenté par son grand ami notre collègue du Haut-Conseil M. Laurent Personne, Directeur de cabinet du Secrétaire perpétuel de l’Académie Française.  Celui-ci retraça la  brillante carrière artistique de celui qui connut une longue période de « vache enragée » avant, fait très rare sinon unique,  d’être Grand Prix de Rome, pensionnaire de la Villa Médicis puis de la Casa Velasquez. Le Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts évoqua dans son discours de réception sur « L’Académie des Beaux-Arts au XXI ème siècle » le grand passé et le devenir plein de promesses d’une Académie prestigieuse dont il a la lourde charge. Répondant aux questions de l’assemblée passionnée par son exposé, M. Arnaud d’Hauterives raconta avec esprit comment il devint Membre de la si élitiste Académie d’U.R.S.S et de la lointaine Académie d’Ouzbekistan au magnifique costume d’apparat. Il nous raconta avec humour combien sont fascinés certains de ses confrères de l’Institut de France par la splendide décoration de l’Ordre du Soleil Levant avec éperon d’Or décernée par  l’Empereur du Japon au point qu’il hésite à la porter... !


Il appartint ensuite au Clavaire le  Dr. Bernard Jouve de présenter avec la concision et la clarté qui le caractérisent son ami Mr. Georges Buisson : il souligna combien la restauration du château de la Dame de Nohant doit à son zélé administrateur. Cette réussite éclatante associée à une dynamique animation culturelle contribue grandement à la renommée de George Sand à travers le monde.
« La vraie  nature de George Sand » fut le thème du discours de réception de Georges Buisson. Cet érudit  passionné par l’œuvre de la Bonne Dame démontra avec brio combien à travers toute l’œuvre de George Sand le sentiment de la Nature est une constante de sa pensée. Ses romans, nouvelles et innombrables lettres fourmillent de descriptions de paysages vus et ressentis au plus profond d’elle-même.  Dans le Berry, en Italie, en Espagne ,cette infatigable voyageuse fut partout séduite par un beau ciel, une cascade ,une petite fleur ou un arbre majestueux. Ces rencontres lui ont inspiré des mots pleins de tendresse autant que d’exactitude scientifique. Elle herborisait volontiers. Est-ce cette passion réfléchie pour la Nature qui fit de George Sand, remarqua notre conférencier,  une écologiste avant la lettre ?. En effet, avec intuition, la « Bonne Dame de Nohant » avait prévu que la Nature est fragile et que le monde moderne allait la dégrader.

Ces deux inoubliables  discours de réception ont manifestement enchanté l’auditoire et grandement honoré l’Académie du Berry. 

Grâce à l’obligeance de notre nouveau collègue Georges Buisson qu’on se saurait trop remercier de son accueil, un vin d’honneur fut servi dans la cuisine même du château, privilège unanimement apprécié par les membres de l’Académie du Berry et ses invités.


                                                           
                                                          Le Haut-Conseil de l’Académie du Berry.

 
Dernière modification : 02/10/2014
 
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